Lucasfilm a lâché la bombe dans la nuit du 14 au 15 août 2026, devant une salle du D23 en ébullition, en projetant le tout premier teaser de Star Wars: Starfighter, le film qui propulse Ryan Gosling dans une galaxie lointaine, très lointaine, sous les traits d’un certain Kade Auberon. Un pilote venu « du mauvais côté de la galaxie », selon les mots de l’acteur lui-même, dont le destin se retrouve intimement lié au vaisseau le plus rapide jamais construit. Le genre de pitch qui fait frémir n’importe quel fan de la saga, et qui donne à cette nouvelle ère cinématographique de Star Wars une saveur d’aventure brute, débarrassée de la mythologie Skywalker.
Shawn Levy, le réalisateur qui a déjà prouvé sa capacité à orchestrer le spectacle avec Deadpool & Wolverine, est monté sur scène aux côtés de Gosling pour présenter les images et offrir à son acteur un blouson floqué du symbole de Kade Auberon, geste théâtral parfaitement calibré pour enflammer la convention. « Notre film sort en mai 2027. C’est un honneur de sortir exactement le même week-end que le Star Wars original, cinquante ans plus tôt », a déclaré Levy, visiblement galvanisé par la portée symbolique de cette date du 28 mai 2027. Le cinéaste a aussi insisté sur le fait que Starfighter « incarne les thèmes d’espoir et de famille qui ont toujours été au cœur de ces films » et se déroule « dans une période jamais explorée dans une aventure Star Wars ».
Le teaser, d’après les descriptions concordantes des témoins présents dans la salle, s’ouvre sur Kade découvrant un jeune garçon en train de jouer à l’intérieur d’un starfighter déclassé, relégué dans un hangar. « Il y a une raison pour laquelle il a été mis hors service », lâche le personnage de Gosling. S’ensuit une séquence de remise en état du vaisseau, puis des plans de vol à couper le souffle à travers des paysages extraterrestres inédits, dont d’immenses geysers jaillissant d’un océan planétaire, hauts comme des gratte-ciels. Des droïdes ouvrent le feu sur l’appareil, tandis que le copilote robotique de Kade l’aide à s’extirper du danger… Le tout baigné dans une musique dramatique qui convoque immédiatement l’ADN de la franchise, avec un parfum de Real Steel mâtiné de space opera.
L’histoire se situe cinq ans après les événements de L’Ascension de Skywalker, mais Levy a martelé à plusieurs reprises (dès la Star Wars Celebration 2025) qu’il s’agit d’un récit entièrement autonome, ni préquelle ni suite, et qu’aucun « personnage hérité » de la saga n’y figurera. Pas de Rey, pas de Finn, pas de Poe. Une page blanche dans la chronologie galactique, ce qui constitue en soi une petite révolution pour une franchise qui a longtemps tourné en orbite autour de ses propres légendes. Et qui peut enfin, peut-être, respirer un air neuf sur grand écran.
Le casting assemblé autour de Gosling a de quoi donner le vertige, avec Amy Adams (Arrival), Matt Smith (Doctor Who), Mia Goth (Pearl), Aaron Pierre (Rebel Ridge), Simon Bird (The Inbetweeners), Jamael Westman, Daniel Ings et le jeune Flynn Gray, déjà aperçu sur une photo de tournage en Méditerranée aux côtés de la star canadienne. Le tournage en Sardaigne promet d’ailleurs une esthétique radicalement différente des déserts de Tatooine ou des étendues glacées de Hoth, ancrant cette aventure dans des décors aquatiques et lumineux qui tranchent avec le vocabulaire visuel habituel de la franchise. Le scénario est signé Jonathan Tropper, collaborateur régulier de Levy.
Gosling, qui avait déjà tâté du vide spatial dans Project Hail Mary, s’est montré aussi enthousiaste que volontairement évasif sur les détails de l’intrigue lors de ses récentes apparitions presse, esquivant les questions avec un sourire qui en disait long. La dynamique entre Kade Auberon et son jeune acolyte (incarné par Flynn Gray) semble constituer le cœur émotionnel du film, un duo de fortune traversant la galaxie à bord d’un vaisseau ressuscité, porté par cette promesse de vitesse et de liberté qui irrigue tout le teaser.
Star Wars n’avait plus connu de véritable aventure inédite sur grand écran depuis 2019, et The Mandalorian and Grogu avait certes ramené la saga en salles en mai dernier, mais dans le prolongement d’une série Disney+. Starfighter représente donc le premier vrai saut dans l’inconnu cinématographique pour Lucasfilm depuis des années. Ryan Gosling aux commandes d’un chasseur stellaire légendaire, Shawn Levy à la réalisation, un casting d’une densité folle et une date de sortie calée sur le cinquantième anniversaire du film qui a tout inventé : si la galaxie cherchait un nouveau souffle, elle vient de le trouver à 28 000 pieds au-dessus de la mer de Sardaigne.

