Bose a dévoilé le 6 août 2026 la deuxième génération de ses QuietComfort Headphones, un casque qui emprunte désormais l’essentiel de l’arsenal technologique du flagship Ultra tout en restant facturé 100 euros de moins. Les précommandes ouvrent le 8 août, les premières livraisons suivront dès le 13.
Trois ans après le lancement du modèle original et un an après la refonte du QuietComfort Ultra (2e génération, 449 euros) mais soldé actuellement à 394 euros sur Amazon, la marque de Framingham choisit de redistribuer les cartes en faisant ruisseler ses technologies premium vers le milieu de gamme. ActiveSense, TrueSpatial, audio lossless 24-bit/48 kHz en USB-C, modes Immersion et Cinéma… la liste des fonctionnalités héritées du grand frère est si longue qu’on se demande ce qui justifie encore l’écart de prix entre les deux modèles.
Le système de réduction de bruit, rebaptisé QuietControl, s’appuie sur six microphones capables de compenser les fuites acoustiques provoquées par les branches de lunettes, une plainte récurrente chez les porteurs de montures épaisses. ActiveSense vient compléter le dispositif en ajustant automatiquement le niveau d’isolation lorsqu’un bruit soudain surgit (un train qui passe, un klaxon), puis relâche la pression une fois le pic passé. Le tout fonctionne de concert avec le mode Aware, qui laisse filtrer l’environnement de manière plus naturelle qu’un simple interrupteur on/off.
L’audio spatial TrueSpatial, jusqu’ici réservé à la gamme Ultra, transforme tout signal stéréo en scène sonore tridimensionnelle et propose trois déclinaisons. Still maintient la scène fixe dans une pièce virtuelle quand la tête pivote, Motion suit les mouvements, et Cinema spatialise le son tout en ancrant les dialogues au centre, un atout pour le visionnage de films en vol. Le raccordement filaire en USB-C vers USB-C délivre un flux lossless 24-bit/48 kHz, tandis qu’un câble USB-C vers 3,5 mm est fourni dans la boîte pour les systèmes de divertissement embarqués qui n’ont pas encore basculé vers le numérique.
Le design a été sensiblement retravaillé. L’arceau adopte un mécanisme à glissière, les oreillettes prennent une forme oblongue rappelant une pilule, et des boutons physiques remplacent les commandes tactiles. Les coussinets en cuir synthétique enveloppent l’oreille, le Bluetooth 5.4 multipoint assure la connexion simultanée à deux appareils, et Google Fast Pair accélère l’appairage sur Android. Bose a également intégré une optimisation dédiée à Spotify, sans toutefois détailler ce que cela implique concrètement.
La qualité des appels, talon d’Achille bien documenté de la première génération, a été retouchée grâce à un traitement audio USB-C bidirectionnel pensé pour les visioconférences sur Zoom et Teams. L’autonomie culmine à 24 heures en mode standard (18 heures avec l’audio immersif activé), et 15 minutes de charge rapide suffisent à récupérer deux heures et demie d’écoute.
Cinq coloris accompagnent le lancement, du noir classique au rosewood mauve en passant par un eucalyptus green et un dewdrop mint qui trahissent la volonté de séduire un public plus jeune. À 349 euros, le positionnement tarifaire est calculé au scalpel, d’autant que le QuietComfort Ultra 2e génération se trouve désormais soldé à 394 euros sur Amazon, réduisant l’écart à un peu plus de quarante d’euros.
Reste une question que Bose esquive soigneusement. Si la quasi-totalité des technologies du Ultra irrigue désormais le QuietComfort standard, quel argument, en dehors d’un traitement acoustique légèrement supérieur et d’un prestige de gamme, justifie encore l’existence de deux lignes distinctes ? La marque, en tout cas, semble parier sur le volume plutôt que sur la marge, espérant que 349 euros constitue le seuil psychologique qui convertira les hésitants. Le pari est tenable… à condition que le Ultra ne descende pas encore d’un cran lors du prochain Black Friday.

