Spider-Man: Brand New Day vient de franchir la barre des 2,33 milliards de dollars de recettes mondiales après cinq week-ends consécutifs en tête du box-office nord-américain, délogeant Avatar: The Way of Water (2,32 milliards) du podium historique du box-office mondial. Il s’agit désormais du long-métrage le plus rentable de la franchise. Et le pire c’est qu’il semble encore avoir de la marge.
Cinq semaines d’exploitation et pas un seul signe d’essoufflement… Le long-métrage Marvel a encore engrangé 22,2 millions de dollars sur le sol américain entre le 28 et le 30 août, portant son cumul à 891,5 millions, un chiffre qui relègue désormais Avengers: Endgame (858 millions) au troisième rang des plus gros succès de l’histoire aux États-Unis. Seul Star Wars: The Force Awakens et ses 936 millions résistent encore, avec une avance qui fond à 45 millions de dollars à peine.
La trajectoire du film de Sony et Marvel Studios restera dans les annales, avec un week-end d’ouverture à 360 millions de dollars atomisant le record d’Endgame et un cap des 2 milliards de recettes franchi en à peine trois semaines. Avatar premier du nom les avait atteint dans un autre contexte d’exploitation. La performance à l’international s’est révélée tout aussi vertigineuse puisque Brand New Day est devenu le deuxième film le plus rapide de l’histoire à atteindre le milliard de dollars hors Amérique du Nord.
Qui peut encore freiner cette ascension ? Devant le Spider-Man de 2026, il ne reste que deux montagnes, Avengers: Endgame (2,80 milliards) et l’Avatar original de James Cameron (2,92 milliards), deux titanesques phénomènes culturels dopés par des ressorties en salles et des fenêtres d’exploitation exceptionnellement longues. L’écart avec Endgame (environ 470 millions) semble aujourd’hui hors de portée sans un second souffle événementiel, mais la dynamique actuelle interdit de poser un verdict définitif.
Le film a par ailleurs trusté la première place du box-office américain chaque jour du mois d’août, à l’exception du 21, une domination calendaire quasiment sans précédent pour un blockbuster estival. Cette hégémonie prolongée montre un attrait du public bien supérieure aux standards habituels du genre super-héroïque, où la chute hebdomadaire dépasse souvent 60 % dès la deuxième semaine.
Brand New Day ne se contente donc pas de régner sur l’univers des films de super-héros en solo, il donne aussi les repères économiques d’une industrie qui croyait avoir atteint son plafond avec la saga Cameron. A quelle hauteur la toile finira par se fixer ? Les semaines à venir nous le diront.

