Le 26 août, Disney+ balance un épisode spécial des Simpsons qui flirte avec l’angoisse technologique. « Yellow Mirror », clin d’œil assumé à Black Mirror, l’anthologie dystopique de Charlie Brooker, plonge Homer dans un cauchemar numérique : une lampe défectueuse lui révèle que sa famille n’a peut-être jamais existé. Le jaune de Springfield vire au gris anxiogène, et le trailer officiel promet deux récits tordus où la réalité se déglingue.
Dans la seconde histoire, une tablette dopée à l’IA se lie d’amitié avec Maggie avant de comploter pour prendre le contrôle de la ville, un scénario qui résonne avec la vraie vie. Le synopsis officiel évoque « deux contes sombres du curieux et du bizarre », et Bart de lâcher dans le vide : « Anything can happen in the Yellow Mirror ». On est loin des gags de la taverne de Moe, mais l’humour noir reste au rendez-vous.
Ce troisième épisode exclusif Disney+ s’inscrit dans une stratégie estivale bien rodée, après « Extreme Makeover: Homer Edition » et « Simpsley », un pastiche du Talentueux M. Ripley qui embarquait une Marge arnaqueuse en Italie. La saison 38 débarquera sur Fox le 27 septembre, mais d’ici là, les fans peuvent se gaver de ces expérimentations narratives qui rappellent les meilleurs « Treehouse of Horror ».
Le showrunner Matt Selman a récemment déclaré que la série « n’est pas supposée changer » chaque semaine, comparant ses personnages à un éternel recommencement façon Groundhog Day. Avec « Yellow Mirror », les Simpsons prouvent pourtant qu’ils savent encore surprendre, en transformant leur univers bon enfant en miroir déformant de nos angoisses numériques. La technologie qui nous connecte finira par nous posséder, même à Springfield…

