Le code source de la dernière mise à jour Android de Tesla a vendu la mèche en laissant s’échapper les rendus 3D du robot Optimus Gen 3. Repérées dans l’archive logicielle par Omar Qazi (connu sous le pseudonyme @WholeMars sur le réseau X) puis relayées par @TeslaNewswire, ces représentations d’interface abandonnent l’aspect d’un cobaye de laboratoire. On découvre une morphologie taillée pour le travail en atelier qui enterre le prototype Gen 2.5. Les articulations à nu et les plaques dorées disparaissent au profit de carénages noirs mats. Tesla a greffé des soufflets articulés étanches autour du bassin et des hanches pour verrouiller les roulements mécaniques contre la poussière d’atelier et les limailles métalliques.
🔥🔥 Tesla Optimus Gen 3’s design has leaked through assets discovered in the Tesla Android app APK! https://t.co/4SD0QVvZdt pic.twitter.com/LvbhZ5P7WQ
— The Tesla Newswire (@TeslaNewswire) September 23, 2026
Le bond technique saute aux yeux au niveau des avant-bras et des mains. Les nouvelles extrémités affichent 22 degrés de liberté, contre 11 sur la version antérieure. Pour loger autant d’axes de mobilité sans alourdir les doigts, les ingénieurs ont déporté une cinquantaine d’actionneurs dans les avant-bras avec des transmissions par câbles et tendons. Cette architecture biomimétique calque l’anatomie humaine, épaissit la silhouette des bras et supprime les frictions mécaniques lors de la préhension d’outils lourds. Dans le code logiciel, ces modèles 3D préparent l’arrivée d’une clé dématérialisée sur smartphone, d’une géolocalisation d’atelier et d’une surveillance de charge pour coordonner des flottes entières…
Tesla abat ses cartes avec une cadence agressive. Le site historique de Fremont a sacrifié les lignes des Model S et Model X afin de libérer l’espace nécessaire pour fabriquer 1 million de robots par an. Cette réorganisation physique intervient alors que les premières ventes d’Optimus repoussées à 2027 encadrent le calendrier commercial de la marque. Au Texas, l’usine d’Austin dresse sa structure d’acier pour viser un volume de 10 millions d’unités annuelles à cette même date, appuyée par un contrat d’actionneurs linéaires chiffré à 685 millions de dollars auprès du sous-traitant Sanhua. Cette montée en puissance affronte une concurrence active, incarnée par l’humanoïde XPeng IRON qui sort d’usine en marchant pendant que Tesla termine l’outillage de ses lignes.
Pour les entreprises françaises ou les passionnés de robotique dans l’Hexagone, ce calendrier impose de garder la tête froide. Aucun tarif officiel en euros n’a été communiqué, aucune homologation CE n’est déposée et Tesla réservera ses premiers volumes à ses propres postes d’emboutissage avant d’ouvrir un carnet de commandes pour des clients professionnels américains. L’apparition d’un maillage 3D dans un fichier APK atteste d’une maturation matérielle pour la fabrication de série, sans garantir encore une autonomie logicielle complète en dehors des postes téléopérés.

