Sony Pictures rejoint Lionsgate pour co-financer le film Naruto en live-action et fixe le démarrage du tournage au printemps 2027. Révélé le 3 novembre 2026, le partenariat conclu après des enchères entre plusieurs studios propulse l’adaptation de l’œuvre de Masashi Kishimoto dans sa phase de pré-production. Destin Daniel Cretton écrit, réalise et produit le long-métrage qui obtient son feu vert après une décennie d’attente.
L’accord partage les rôles et la prise de risque entre les deux studios. Lionsgate conserve la supervision du développement, pilote la production et garde la distribution sur le marché nord-américain, tandis que Sony Pictures injecte des capitaux et prend en charge la distribution internationale. Erin Westerman et James Myers supervisent le dossier chez Lionsgate aux côtés de Helen Lee-Kim, qui a sécurisé l’entente avec le partenaire. Avi Arad, Ari Arad et Emmy Yu produisent le film via Arad Productions, associés à Destin Daniel Cretton et Jeyun Munford pour la société Hisako. Ce montage à deux têtes garantit un budget de premier plan et déploie une force de frappe mondiale dans les salles, sans qu’aucune date de sortie, billetterie, précommande ou fenêtre de diffusion ne soit ouverte à ce stade.
L’entrée de Sony dans l’équation répond à une logique d’écosystème. Le groupe basé au Japon possède Crunchyroll, la première plateforme mondiale de streaming d’anime qui diffuse déjà les séries de la franchise. Le studio dirigé par Tom Rothman capitalise aussi sur sa relation avec Destin Daniel Cretton, auréolé du triomphe de Spider-Man Brand New Day qui a cumulé 958,8 millions de dollars au box-office nord-américain et 2,5 milliards de dollars dans le monde pour devenir le troisième plus gros succès de l’histoire du cinéma.
Le réalisateur a en outre signé en septembre un contrat first-look de trois ans avec Sony, ce qui scelle la continuité entre les deux équipes. Tom Rothman, PDG du Motion Picture Group de Sony Pictures, salue ces retrouvailles : « Lionsgate a accompli un travail magistral pour monter une adaptation de premier plan, et nous sommes honorés d’être choisis comme partenaire, d’autant que nous avons connu un beau succès cet été avec Destin et sommes ravis de nous retrouver entre ses mains expertes. »
Ce calendrier met fin à plus de dix ans de surplace depuis l’acquisition des droits en 2015. Le projet a d’abord vu passer Michael Gracey à la réalisation, puis les scénaristes Jon et Erich Hoeber suivis de Tasha Huo, avant que l’arrivée de Destin Daniel Cretton en février 2024 ne débloque la machine. Fixer le coup d’envoi des prises de vues au printemps 2027 fait basculer le film dans l’exécution opérationnelle avec la finalisation du script, les repérages ainsi que la fabrication des décors et des costumes. Le recrutement des interprètes bat son plein depuis l’ouverture le 10 juillet d’un appel à candidatures mondial sur le site de la franchise pour dénicher le trio formé par Naruto Uzumaki, Sasuke et Sakura. Charles Melton est le seul acteur associé au film pour le moment et mène des discussions afin d’incarner le mentor Kakashi Hatake.
Les défis techniques et artistiques s’annoncent immenses pour transposer en prises de vues réelles un monument publié de 1999 à 2014 dans le magazine Weekly Shonen Jump. Le manga de Masashi Kishimoto dépasse les 250 millions d’exemplaires vendus dans plus de 60 pays et territoires, tandis que ses séries d’animation diffusées pendant des années sur Cartoon Network et Disney XD rayonnent dans plus de 145 pays et territoires au sein d’une franchise valorisée en milliards de dollars qui englobe films, romans, jeux vidéo, pièces de théâtre, la suite Boruto et un nouveau manga annoncé.
Le récit initiatique suit le jeune ninja Naruto Uzumaki, qui porte en lui l’esprit du démon renard à neuf queues et rêve de diriger son village à travers un parcours fait de missions, de rivalités, de transmission et de quête de reconnaissance. Destin Daniel Cretton, scénariste et réalisateur du film, défend cette approche : « En tant que fan de longue date de Naruto, j’ai toujours aimé le fait que sous l’action extraordinaire se cache une histoire pleine de cœur, d’humour et d’humanité. »
Réussir le passage à l’écran implique de traduire l’énergie du héros sans tomber dans la parodie qui a longtemps plombé les adaptations de mangas à Hollywood. La production devra équilibrer les décors physiques, le maquillage, les prothèses, le rendu des costumes ou des perruques avec des images de synthèse capables de matérialiser les invocations, les techniques de combat et les chorégraphies sous le regard de Masashi Kishimoto, bien impliqué dans le projet. Une post-production lourde en effets visuels succédera au tournage de 2027, ce qui pointe vers une arrivée en salles au plus tôt en 2028 et confirme l’appétit des studios américains pour les licences japonaises à grand spectacle.


