La référence 2611FPNFAG a fait son apparition dans la base Geekbench AI. Il s’agit de la version internationale du Xiaomi 18 Pro Max, et elle confirme que Xiaomi compte occuper le terrain très haut de gamme Android de 2027 avant l’arrivée de Samsung avec son Galaxy S27.
Le relevé indique 12 Go de RAM (10,80 Go détectés par le logiciel) et une processeur Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6, gravée en 2 nm chez TSMC. La puce compte deux cœurs principaux à 5,01 GHz, trois cœurs à 4,03 GHz et trois à 3,74 GHz, avec un GPU Adreno 850. Le prototype obtient 2 256 points en simple précision, 3 556 en demi-précision et 5 092 en quantifié. Ces scores mesurent ce que le NPU peut faire en IA locale. Ils ne disent rien d’une course au GHz.
Xiaomi avait réservé le 17 Pro au marché chinois l’an dernier. Le groupe dirigé par Lei Jun a cette fois confirmé une sortie mondiale de la gamme 18 Pro. Plusieurs fuites concordantes indiquent que la variante Ultra aurait été annulée parce qu’elle revenait trop cher (autour de 9 999 yuans). Le Pro Max devient donc la seule vitrine de la marque à l’international. Une seule référence s’apprête donc a affronter le Galaxy S27 Ultra et l’iPhone 18 Pro Max.
Qualcomm livre chaque automne sa nouvelle puce phare aux constructeurs chinois alors que Samsung attend traditionnellement son Unpacked de début d’année. Pendant des années, ce décalage a laissé au Galaxy S une fenêtre hivernale tranquille en Europe, où il était le premier « vrai » Snapdragon de la saison. En lançant le 18 Pro Max sur le marché mondial, Xiaomi supprime cette avance et oblige Samsung à se défendre avant même la présentation du S27.
Avec l’appellation « Pro Max », Xiaomi reprend les codes d’Apple et parle directement à l’acheteur occidental, qui associe ce suffixe au top de la gamme. Pour un public qui hésite d’habitude entre un Galaxy S et un Pixel, le message imprime beaucoup plus facilement.
La fiche technique chinoise donne une idée de ce qui attend l’Europe. On y trouve une dalle LTPO AMOLED de 6,9 pouces montant à 4 000 nits et deux capteurs 200 MP (le principal et le téléobjectif périscopique), complétés par un ultra grand-angle de 50 MP. L’élément qui distingue vraiment le téléphone se trouve au dos. C’est un second écran AMOLED de 2,9 pouces, en 120 Hz et 4 000 nits, qui sert de retour vidéo pour les selfies pris avec le module principal et affiche notifications et widgets. Devant un Samsung qui fait évoluer son design par petites touches depuis plusieurs générations, Xiaomi mise sur une toute autre ergonomie.
Côté logiciel, le téléphone arrive sous Android 17 avec HyperOS 4. La surcouche est conçue pour l’inférence IA sur l’appareil (le mode photo « Legendary Moment » traite les données brutes du capteur en local) et synchronise déjà photos, messages et fichiers avec un iPhone.
Il faut toutefois tempérer l’enthousiasme sur un point. La version chinoise embarque 8 500 mAh en silicium-carbone. En France, il faut s’attendre à une capacité réduite, probablement autour de 7 000 mAh. Les contraintes d’épaisseur et les certifications CE liées au transport des cellules ont déjà obligé plusieurs constructeurs chinois à réduire leurs batteries en Europe. Cela donnerait environ 18 % d’énergie en moins et un argument fort de la fiche technique chinoise qui ne passerait pas la frontière.
En Chine, le 18 Pro Max démarre à 6 999 yuans (environ 840 euros) et monte à 9 999 yuans en 16 Go/1 To. Avec la TVA et les marges européennes, le prix devrait se situer entre 1 300 et 1 500 euros, sans version Ultra au-dessus… La date de lancement mondial n’a pas encore été annoncée et le Galaxy S27 n’existe toujours pas officiellement.

