Samsung prépare son retour sur l’entrée de gamme avec le Galaxy Fit 4, un bracelet à écran conçu pour affronter le Fitbit Edge de Google sur le terrain de l’autonomie et du prix. Le constructeur coréen n’avait pas donné de successeur au Galaxy Fit 3 depuis 2024, et aucune annonce officielle ne confirme ce lancement a l’heure d’aujourd’hui.
La rumeur a pris corps dans une synthèse publiée par Tom’s Guide le 2 novembre 2026. Elle agrège plusieurs indices qu’il faut toutefois trier. La référence SM-R391 a d’abord franchi les étapes de certification auprès de la FCC, du Bluetooth SIG, du BIS et du SIRIM. Ces registres valident l’intégration du Bluetooth 5.4 LE sur le bracelet. Des documents de Samsung mentionnent par ailleurs le capteur optique GH3036, tandis que des plans divulgués montrent un boîtier rectangulaire en aluminium flanqué d’un bouton sur la tranche. L’application compagnon, pointe enfin vers une définition de 258 x 428 pixels sur une dalle AMOLED qui conserverait sa diagonale de 1,6 pouce.
Ce modèle conserve donc son format à écran et ne s’aligne pas sur les bracelets sans affichage comme le Fitbit Air. La dalle du Galaxy Fit 3 plafonnait à 256 x 402 pixels pour une luminosité de 600 nits, une valeur que la nouvelle génération devrait dépasser pour la lecture au soleil. Côté finitions, le noir et le blanc seraient accompagnés d’un coloris bleu ou vert qui écarterait le rose.
Sous le boîtier étanche juqu’à 50 mètres, la puce GH3036 assurera la mesure en continu de la fréquence cardiaque, le relevé instantané de la SpO2, le calcul du score de sommeil et la détection des ronflements. Les alertes de rythme anormal, la détection de chute et le SOS d’urgence restent au programme, épaulés par de nouveaux outils de gestion du stress et par la reconnaissance automatique des séances à la course ou en salle via Samsung Health. Le dépistage de l’apnée du sommeil demeure en revanche réservé aux montres Galaxy Watch.
En face, le Fitbit Edge, en rayon depuis le 27 octobre, a une épaisseur de 11,5 mm dans un châssis issu du nano-moulage d’aluminium, décliné en Noir Volcanique avec une sangle performance. Ce bracelet affiche un poids inférieur de 45 % à celui d’une Apple Watch Series 12 et déploie le plus grand écran de l’histoire de Fitbit avec 46 % de surface supplémentaire. Il embarque un altimètre, un ECG, le suivi Health Guardian, plus de 50 modes d’entraînement et une centaine d’activités détectées automatiquement, tout en permettant une réparation modulaire.
L’affrontement se jouera sur la durée de vie de la batterie et le coût d’usage. Le Fitbit Edge tient 7 jours et récupère 24 heures d’énergie en 5 minutes de charge, alors que la génération précédente de Samsung tenait 13 jours grâce à sa charge magnétique. Surtout, Google assortit son bracelet de 3 mois d’essai à Health Premium avant de basculer sur un abonnement payant, là où Samsung viserait un tarif à vie estimé entre 99 et 119 euros TTC.
Les fuites ne disent pas si le SM-R391 embarquera enfin un GPS autonome et une puce NFC, deux composants absents du Galaxy Fit 3. Le Fitbit Edge intègre un GPS à la justesse accrue de 40 % pour courir sans téléphone, mais fait l’impasse sur le NFC et sur le paiement sans contact au poignet. Reste le verrou de la compatibilité. Alors que la Pixel Watch 5 impose Android, toute la gamme Fitbit fonctionne sur Android et iOS, alors que le Galaxy Fit 4 risque de s’enfermer dans l’écosystème Android et de se couper d’emblée des propriétaires d’iPhone.


