Suunto a vu son calendrier voler en éclats. Des documents commerciaux ont surgi sur la toile treize jours avant le grand lancement calé le 15 octobre 2026. Le tarif américain annoncé s’arrête à 499 dollars. Mieux encore, puisque selon ttoute vraisemblance elle devrait être affichée chez nous 499 euros. Le fabricant d’origine finlandaise garde le silence. En attendant, les fiches techniques étalent déjà leurs cartes au grand jour.
Au poignet, la dalle AMOLED de 1,32 pouce (466 x 466 pixels) délivre 2000 nits au zénith. La précédente Race S bloquait à 600 nits, ce qui donne un bond spectaculaire de 233 %. En plein cagnard sur une arête alpine, vous lirez votre trace comme sur un panneau d’autoroute. Garmin défendait ses cadrans transflectifs MIP en répétant partout qu’eux seuls bravaient la réverbération des sommets. Avec une telle avalanche de lumens, cette théorie prend un coup de vieux. Huawei monte encore plus haut avec les 3000 nits de sa Watch GT 7 Pro.
Suunto dégaine une batterie à anode silicium-carbone. Cette chimie remplace une portion du graphite traditionnel pour stocker beaucoup plus d’énergie sans gonfler le gabarit. En mode Performance avec le GPS double fréquence (les bandes L1 et L5 captent le signal de concert au fond des ravins), l’appareil promet 45 heures d’enregistrement continu. Cela représente 50 % d’autonomie en plus face aux 30 heures de l’ancienne Race S. Le mode Endurance grimpe à 55 heures. Boucler un ultra de 160 km comme la Diagonale des Fous sans transporter de batterie externe sans dégrader la précision GPS… Le rêve absolu des adeptes d’ultra. Coros garde une longueur d’avance sur les chiffres bruts, puisque sa Pace 4 Pro à 449 euros annonce 60 heures de GPS.
Seulement 53 grammes sur la balance pour 11,4 mm d’épaisseur
Finie la vitre ordinaire, place à un verre saphir inrayable cerclé par une lunette en titane. Les sportifs aux poignets étroits vont enfin courir sans avoir l’impression d’attacher une horloge à leur bras grâce au diamètre compact de 45 mm. Trois finitions habillent ce modèle avec Titanium Feather, Titanium Black et une vibrante version Titanium Orchid qui bouscule joyeusement les teintes habituelles du matériel de montagne. Une déclinaison Race 3 plus volumineuse arrivera plus tard pour équiper les poignets larges.
L’équipement logiciel franchit un palier tout aussi réjouissant. L’espace de stockage grimpe à 64 Go pour héberger les cartes topographiques mondiales gratuites utilisables hors réseau. L’étanchéité atteint 5 ATM pour barboter sereinement dans les torrents. L’écosystème SuuntoPlus rassemble plus de 120 partenaires sportifs aux côtés d’outils taillés pour le dénivelé (le Trail Race Planner pour caler son allure en montée, Training Zone ou Energy Sense). Suunto ajoute aussi son AI Coach pour analyser la fatigue au fil des sorties. Les documents indiquent trois mois d’essai offert sur cet assistant avant une transition payante à l’horizon 2027.
Le tarif de 499 euros est une vraie surprise pour le niveau de qualité matériel attendu. La précédente Race S titane demandait 449 euros à sa sortie avec du verre ordinaire et une endurance plus courte. Proposer du saphir, du titane et une autonomie taillée pour les sommets sous la barre des 500 euros va donner des sueurs froides aux dirigeants de Garmin qui facture généralement ses modèles comparables au-delà des 800 euros. Il faut nécessairement un rabais exceptionnel pour voir la Fenix 8 AMOLED passer sous les 680 euros. Pourquoi payer une fortune en surplus quand un équipement complet s’aligne à ce niveau ? Rachetée par le groupe Liesheng en 2022, l’entreprise finlandaise place son offensive au moment idéal avant le Black Friday et les fêtes de fin d’année.

