Google a enterré le feuilleton des fuites ce vendredi en lâchant sur les réseaux sociaux le premier visuel officiel du Fitbit Edge avec une date en commentaire, le lundi 12 octobre 2026.
Le compte officiel Google Health a posté sur X et Instagram un slogan de quelques mots, à la manière d’un départ de 10 km, « Prenez l’avantage sur votre santé. 10.12.26 », avec un jeu de mots maison sur le nom du produit (edge veut dire « avantage » en anglais). Trois jours d’attente seulement. Personne ne sait encore si lundi marquera une annonce sur scène ou l’ouverture immédiate des précommandes, et Mountain View entretient le suspense avec une gourmandise de showman.
Get an Edge on your health. 10.12.26 https://t.co/1zRU0eoAS7
— Google Health (@googlehealth) October 9, 2026
Le gros plan publié par Google montre un châssis en métal et le coloris Canyon venu de la Pixel Watch 5, ainsi qu’un bout de l’écran incurvé déjà repéré dans les rendus qui circulaient ces dernières semaines (nous décrivions alors cet écran bombé qui déborde jusqu’aux bords du bracelet). Le tease confirme aussi le nom et donc la mort programmée de la lignée Charge, née en 2014 et restée en sommeil depuis le Charge 6 de septembre 2023.
La fiche technique qui ressort des fuites ressemble à celle d’une montre de sport compacte. On y trouve une dalle AMOLED de 1,34 pouce en mode always-on, un GPS intégré pour courir sans smartphone dans la poche, un altimètre, un baromètre, un capteur SpO2, la mesure de la température cutanée et un ECG capable de repérer une possible fibrillation atriale. Ajoutez à ça plus de 40 modes d’exercice, 7 jours d’autonomie et une batterie lithium-ion qui serait remplaçable (une rareté dans le monde des wearables où la batterie meurt souvent avec l’appareil). Les mêmes sources évoquent même une estimation de la résistance à l’insuline et de la pression artérielle à partir des capteurs embarqués. De quoi faire saliver les obsédés de la data santé.
Google a construit sa gamme comme un escalier, avec le Fitbit Air sans écran à 99,99 euros, l’Edge autour de 179 euros et la Pixel Watch 5 qui démarre vers 399 euros en France. L’Edge se place donc à hauteur du Charge 6, vendu 159,95 euros. On parle d’un bracelet, ou plutôt d’une mini-montre qui refuse de dire son nom, puisque Google lui accorde des notifications et quelques applications et lui interdit le Play Store comme le réseau cellulaire.
La compatibilité iOS et Android fait de l’Edge une tête de pont avec les smartphones d’Apple. La Pixel Watch boude toujours l’iPhone et l’Apple Watch ignore superbement Android. Un utilisateur d’iPhone pourra donc glisser du matériel Google à son poignet sans changer de téléphone, puis découvrir l’appli Google Health et son coach dopé à Gemini, porte d’entrée vers l’abonnement Premium. Google bat le fer tant qu’il est chaud, à quelques semaines des fêtes de fin d’année, face à Xiaomi et Samsung qui inondent déjà les rayons de bracelets à moins de 60 euros.
Fitbit a passé des années à vendre des compteurs de pas améliorés. Lundi, la marque devra prouver qu’un écran incurvé, un boîtier en métal et un coach IA justifient de payer trois fois le prix d’un Smart Band chinois.

