JBL a officialisé depuis Amsterdam un système audio domestique complet baptisé Cove, composé de trois enceintes Wi-Fi conçues pour fonctionner seules, en paire stéréo ou en multiroom à travers toute la maison, avec des tarifs européens qui oscillent entre 229,99 € et 499,99 € et des premières expéditions programmées pour le 13 septembre.
Sonos a régné pendant une décennie sur le multiroom Wi-Fi avec une recette connue, notamment un écosystème verrouillé, des mises à jour logicielles parfois douloureuses et des prix qui ne baissent jamais. HARMAN, la maison-mère de JBL, arrive avec une ambition frontale et un catalogue qui couvre trois segments en un seul lancement. La Cove M1 est une enceinte compacte 2 voies à 229,99 €, la Cove P1 embarque une batterie rechargeable et le Dolby Atmos pour 449,99 €, tandis que la Cove X1, le vaisseau amiral équipé de 4 tweeters et d’un double woofer, affiche 499,99 € avec Dolby Atmos intégré. Aux États-Unis, les tarifs descendent respectivement à 229 $, 399 $ et 449 $, ce qui place la P1 portable à 100 dollars sous le Sonos Move 2 et la X1 à une vingtaine de dollars sous le Sonos Era 300.
Carsten Olesen, President Consumer Audio chez HARMAN, a posé l’intention sans détour « JBL veut devenir une force de l’audio domestique », et la fiche technique traduit cette déclaration en connectivité massive, dont AirPlay 2, Google Cast, Roon Ready, Spotify Connect, Tidal Connect et Qobuz Connect. L’ensemble fonctionne via l’application JBL One et promet une configuration achevée en trois étapes, sans création de compte obligatoire. Quiconque a déjà passé vingt minutes à réinitialiser une enceinte Sonos après une mise à jour ratée comprendra l’attrait de cette promesse.
Le différenciateur technique tient en quatre briques logicielles que JBL déploie sur l’ensemble de la gamme. Constant Sound Field ajuste l’équilibre sonore selon la géométrie de la pièce, AI Sound Boost réduit la distorsion à haut volume, Automatic Self-Tuning calibre automatiquement le rendu acoustique et Music Follows Me permet, via un bouton physique baptisé Moment, de transférer la musique ou le son TV d’une pièce à l’autre sans toucher à son téléphone. L’intégration va d’ailleurs au-delà du multiroom audio puisque les enceintes Cove peuvent être ajoutées comme canaux arrière aux barres de son JBL Bar Series MK2 (modèles 300 à 1300), transformant un système stéréo en configuration surround via la même application.
Le contrôle vocal Alexa+ arrivera par mise à jour OTA dans le courant de l’année, limité aux États-Unis pour 2026. L’absence de Google Assistant et de commande vocale en Europe au lancement pourrait refroidir certains foyers déjà équipés en domotique Google… mais JBL parie visiblement sur la richesse de ses protocoles de streaming pour compenser. Disponibles en blanc et noir sur JBL.com, les trois modèles ciblent un public qui veut du multiroom ouvert, compatible avec à peu près tout, sans l’adhésion quasi religieuse qu’exige l’écosystème Sonos.
L’expérience logicielle de JBL One tiendra-t-elle la comparaison avec celle de Sonos sur la durée ? La réponse tient peut-être là où se joue la fidélité des utilisateurs multiroom et là où Sonos a lui-même trébuché plus d’une fois.

