La troisième vague logicielle de l’année a déferlé ce 1er septembre sur plus d’une douzaine de montres et compteurs Garmin, apportant huit nouvelles fonctions gratuites qui transforment des modèles déjà au poignet en machines plus complètes, sans débourser un centime.
« OK Garmin » suffit désormais pour lancer un chrono, démarrer une activité ou appeler l’assistant vocal du téléphone couplé, et les mains restent libres, posées sur le guidon ou trempées de sueur au kilomètre trente. La commande vocale mains libres, testée dès juillet dans la bêta 18.12 sur les Forerunner 970 et 570, fonctionne aujourd’hui sur la Fenix 8, la Fenix 8 Pro, la Venu 4, la Venu X1, les Tactix 8, Quatix 8 et les D2 Mach 2. Les montres dépourvues de micro et haut-parleur (vivoactive 6, Fenix E, Enduro 3) en sont logiquement exclues.
La détection de chute, longtemps cantonnée à quelques wearables concurrents, arrive enfin dans l’écosystème Garmin avec un fonctionnement configurable toute la journée ou limité à certaines activités. Un impact détecté déclenche l’envoi automatique d’un message géolocalisé en temps réel aux contacts d’urgence prédéfinis, à condition qu’un smartphone soit appairé. Garmin fait toutefois l’objet d’une enquête active de l’ITC (International Trade Commission) concernant le brevet qui sous-tend cette technologie, ce qui pourrait peser sur son avenir commercial, du moins aux États-Unis.
Côté entraînement, deux ajouts méritent l’attention des coureurs qui ne visent pas forcément l’ultra. Le Quick Workout génère une séance de course à partir de deux seuls paramètres (durée souhaitée et intensité), tandis que les nouveaux plans Garmin Run Coach intègrent désormais des formats à faible volume et des approches marche-course, ajustés quotidiennement selon les données de récupération et de santé. Des coureurs en reprise après blessure ou disposant de peu de temps trouvent là un accompagnement que le constructeur réservait jusqu’ici aux profils plus aguerris.
Les plongeurs héritent du Dive Setup Sharing, qui synchronise les réglages entre ordinateurs de plongée compatibles via Garmin Share, et les skieurs de fond découvrent un profil XC Ski Indoor dédié aux simulateurs. Les compteurs Edge (MTB, 550, 850, 1050) reçoivent quant à eux des améliorations du profil Enduro Ride, capable de détecter automatiquement montées et descentes. Une huitième fonction, le Live Activity pour les activités outdoor, nécessite un abonnement Garmin Connect+ et s’étend aux Instinct 3 et Instinct E.
La Fenix 8 et la Venu 4 accèdent à six des huit nouveautés, les Forerunner 570 et 970 à cinq, les Forerunner 70 et 170 à quatre seulement.
Les modèles exclus de la maj risque de faire grincer pas mal de dents… La Venu 3, la vivoactive 5, les Forerunner 265 et 965 et l’intégralité de la gamme Fenix 7 ne figurent sur aucune liste. Qui possède encore une Fenix 7 série comprend que Garmin a déjà tourné la page.
Le constructeur a par ailleurs confirmé le rétroport de la plupart des fonctions logicielles de la toute récente Fēnix 9 vers les montres existantes, notamment la Fenix 8, l’Enduro 3, la Forerunner 970 et la Venu X1, avec des ajouts attendus en Q4 comme Garmin Epic, les zones Stamina et la refonte du rameur indoor. Seules quelques exclusivités resteront verrouillées sur la Fenix 9, dont le mode batterie dynamique, la gestion automatique SatIQ multibande et ArcheryX.
Trois mises à jour trimestrielles en neuf mois, huit fonctions gratuites injectées dans du matériel parfois vieux de deux ans, et la promesse d’un Q4 encore chargé grâce au rétroport Fenix 9 dévoile une stratégie où le logiciel prolonge la durée de vie perçue du produit et pousse aussi vers le modèle plus récent pour rester à la pointe.

