Garmin dévoilera officiellement la Fēnix 9 le mardi 25 août 2026 à 13h00 (heure de Paris), lors d’un événement baptisé Play Harder, et le catalogue qui a fuité dévoile une gamme d’une ampleur inédite pour la marque américaine. Dix-huit références, trois paliers de fonctionnalités, deux technologies d’écran, trois tailles de boîtier… Le constructeur d’Olathe semble vouloir occuper chaque centimètre carré du poignet outdoor haut de gamme. L’arrivée du futur modèle s’accompagne également d’une baisse de prix importante de la Garmin Fēnix 8 sur Amazon…
La segmentation retenue rompt avec la logique binaire de la génération précédente qui opposait un modèle standard à un modèle Pro intégrant d’emblée la connectivité LTE et la messagerie satellite inReach. La Fēnix 9 déclinera quant à elle trois étages distincts, à savoir une Fēnix 9 d’entrée de gamme (pour autant qu’on puisse qualifier ainsi une montre à quatre chiffres), une Fenix 9 Pro dont le contenu additionnel reste encore flou, et une Fēnix 9 Pro inReach qui concentrera la radio cellulaire LTE-M 4G ainsi que la communication par satellite. Garmin isole donc volontairement la brique inReach dans un tier dédié, ce qui pourrait permettre de contenir le prix de la Pro « sèche » tout en positionnant la Pro inReach comme le vaisseau amiral de la flotte.
Un document déposé auprès de la FCC américaine a déjà levé une partie du voile technique. Le dossier, enregistré sous la référence A05170, mentionne une connexion LTE-M capable de transmettre des données vocales, un lien satellite pour d’autres formes de communication, ainsi que la panoplie habituelle (Wi-Fi, Bluetooth, NFC, ANT+). Le détail qui retient l’attention des passionnés de matériaux tient en un mot, « titanium », puisque les tests de conformité ont été réalisés avec un bracelet en titane en plus des classiques silicone et nylon. Quand on sait qu’un bracelet QuickFit 26 en titane coûte déjà 249,99 dollars chez Garmin, on mesure le positionnement tarifaire visé.
Le retour du MIP Solar sur les deux paliers Pro constitue sans doute la décision la plus attendue par les ultratraileurs et les alpinistes qui privilégient l’autonomie à la vivacité d’affichage. L’écran à mémoire dans le pixel, couplé à la recharge solaire, survivra donc aux côtés de l’AMOLED, du moins sur les boîtiers de grande taille. La Fēnix 9 standard, elle, ne proposerait que la dalle AMOLED. Qui veut le MIP devra monter en gamme, et accepter de renoncer au format 43 mm, lequel ne sera vraisemblablement disponible qu’en AMOLED. Ce compromis corrige toutefois l’un des angles morts de la Fenix 8 Pro, qui excluait purement le 43 mm de son offre et laissait les poignets fins sans option cellulaire.
Dix-huit variantes donc, si l’on croise trois tiers, trois tailles (43, 47 et 51 mm probables) et deux technologies d’écran là où elles coexistent. Le calcul ne tombe pas rond sans quelques exclusions (pas de 43 mm MIP, pas de MIP sur la Fēnix 9 de base), ce qui suggère que certaines combinaisons de matériaux (lunette acier, titane, saphir) viendront gonfler le décompte final. Garmin reproduit ici la stratégie d’Apple sur ses Watch Ultra, en multipliant les SKU pour couvrir chaque profil d’acheteur, du trailer du dimanche au guide de haute montagne.
Le calendrier respecte presque au jour près le tempo de la génération précédente. La Fēnix 8 avait été déposée à la FCC le 14 août 2024 avant d’être officialisée le 27 août. Deux ans et un mois plus tard, la Fenix 9 suivra la même chorégraphie estivale, juste avant la rentrée et la saison des courses automnales, quand les budgets équipement se débloquent et que les plans d’entraînement se densifient.
Que contiendra exactement le palier Pro sans inReach, et à quel prix Garmin positionnera-t-il l’écart entre les trois tiers ? La réponse arrivera le 25 août à 13h00, et elle déterminera si cette Fēnix 9 parvient à transformer un catalogue pléthorique en grille de lecture intelligible pour le consommateur, ou si elle noie le poisson sous dix-huit lignes de specs.

