Tesla a tranché, le camion électrique Semi traversera l’Atlantique et sa vitrine européenne se tiendra au salon IAA Transportation de Hanovre, du 15 au 20 septembre 2026. L’annonce ne livre ni autonomie calibrée pour le Vieux Continent, ni prix en euros, ni calendrier de commercialisation. La marque d’Austin réserve ses cartouches pour la foire allemande, où un exemplaire trônera sur le stand. Une stratégie de lancement qui sent le théâtre, mais la production n’a rien d’une fiction.
Le premier Semi sorti de la ligne haut volume de la Gigafactory Nevada a quitté l’usine en avril dernier, un site de 1,7 million de pieds carrés taillé pour sortir 50 000 camions par an. Et la demande ne faiblit pas puisque Einride a passé cette semaine la plus grosse commande de l’histoire du modèle, 500 unités pour sa flotte nord-américaine, tandis que PepsiCo exploite déjà près de 100 exemplaires en Californie.
Pendant ce temps, le marché européen des poids lourds électriques s’est électrifié sans attendre le messie de Palo Alto. L’eActros 600 de Mercedes, avec ses 500 km d’autonomie et sa batterie de 600 kWh, roule dans 15 pays. Volvo Trucks, leader des ventes, a dévoilé une nouvelle génération en avril, et MAN, Scania, Renault Trucks ou DAF alignent leurs tracteurs BE en production.
Tesla arrive tard, très tard même, mais avec un argument de poids à savoir deux finitions mécaniquement identiques à la version US, la Standard Range de 325 miles (523 km) et la Long Range de 500 miles (800 km), un triple moteur de 800 kW (1 072 ch) et une charge jusqu’à 1,2 MW via le Megacharger.
Côté tarifs américains, le Long Range s’affiche à 290 000 dollars, le Standard Range à 260 000 dollars, ce qui en fait le moins cher de sa catégorie outre-Atlantique… Reste à savoir ce que cela donnera en euros et surtout où l’usine européenne assemblera ce mastodonte, question que Tesla laisse volontairement en suspens jusqu’à Hanovre… pour l’instant.

