Le tueur à gages le plus débonnaire du catalogue Netflix a refait surface à l’Anime NYC, où un trailer de personnages diffusé le 21 août 2026 a levé le voile sur trois visages inédits pour la deuxième saison de Sakamoto Days. Etsuko Satoda, l’ancienne mentor de Taro Sakamoto au sein de la JCC (Japan Cleaner Culture), Amane Yotsumura, étudiant rongé par une rancœur tenace envers l’Alliance des Assassins, et Satoru Yatsumura, père de ce dernier et membre fondateur de l’énigmatique ORDER, rejoignent un casting déjà bien garni. Le rendez-vous est fixé à janvier 2027, exclusivement sur la plateforme.
L’adaptation du manga de Yuto Suzuki, sérialisé dans le Weekly Shōnen Jump depuis 2020 et désormais écoulé à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde, avait solidement ancré sa première saison dans les classements Netflix début 2025, grimpant jusqu’à la troisième place des programmes les plus regardés. La suite promet d’élargir considérablement le terrain de jeu. Sakamoto et Shin s’infiltrent cette fois dans la JCC, l’institution de formation des assassins japonais, pour traquer le mystérieux X (alias Slur), tandis que les membres d’ORDER, Nagumo, Shishiba et Osaragi, tombent dans une embuscade à Kyoto. Les fils narratifs convergent vers un passé commun entre Sakamoto, Nagumo, Rion et Slur… un passé que la série avait soigneusement gardé sous clé.
Le trailer officiel, à voir en fin d’article, offre un aperçu de Sakamoto déguisé en sa propre épouse Aoi pour se faire passer pour professeur remplaçant, pendant que Shin opère en couverture parmi les élèves. L’art promotionnel, lui, montre les deux compères dos à dos, Sakamoto armé d’un stylo (l’arme qui lui est aléatoirement attribuée lors de l’examen d’entrée à la JCC) et Shin équipé d’un gant inédit qui annonce des affrontements d’une autre envergure.
Daisuke Nakajima prend fermement les rênes de la réalisation pour cette saison, après avoir été impliqué dès la première. Masaki Watanabe conserve un rôle de supervision. « Je n’épargnerai rien pour retranscrire l’action stylisée et l’esthétique propre à chaque personnage du casting si vivant de Suzuki-sensei », a déclaré Nakajima, ajoutant vouloir « exprimer en animation l’élan, l’ampleur épique et l’attrait d’une œuvre aimée avec ferveur par les fans du monde entier ». Taku Kishimoto reste à la composition de la série, Yo Moriyama au character design et Yuki Hayashi à la musique, le tout produit par TMS Entertainment.
Netflix n’a pas encore confirmé si cette deuxième saison sera découpée en deux parties comme la précédente, un choix qui avait quelque peu freiné l’élan du public entre les deux salves d’épisodes. Le shonen d’action, souvent comparé à un John Wick nippon où le héros s’interdit pourtant de tuer (contrainte imposée par son épouse), tire justement sa singularité de ce paradoxe permanent entre violence chorégraphiée et douceur domestique. Reste à savoir si l’ajout de Satoda, Yotsumura et Yatsumura suffira à propulser la série au-delà de la troisième marche des audiences, ou si Sakamoto, stylo en main, devra encore forcer la porte du podium.

