Six builds bêta repérées en l’espace d’une semaine sur cinq appareils différents, dont le Galaxy S26 déjà parvenu à sa sixième itération, laiseent entrevoir un calendrier qui s’accélère pour One UI 9, la prochaine surcouche Android de Samsung. Le Galaxy S25 a de son côté franchi la certification Play Protect, étape technique qui précède habituellement de quelques jours l’ouverture d’un programme bêta public. Les propriétaires de Galaxy S24 ne sont pas oubliés, puisque des firmwares de test circulent également pour cette génération, signe que Samsung prépare un déploiement simultané sur trois millésimes.
Le Galaxy S25 FE et la Galaxy Watch 8 Classic figurent aussi parmi les appareils où de nouvelles compilations ont été détectées cette semaine, ce qui élargit le périmètre bien au-delà de la seule gamme S haut de gamme. Samsung semble vouloir synchroniser l’arrivée de One UI 9 sur un écosystème entier, montres connectées comprises, plutôt que de procéder par vagues successives comme lors des cycles précédents. La bêta publique du S25, compte tenu de l’avancement du S26, pourrait s’ouvrir dans les tout prochains jours.
L’une des pièces maîtresses de cette mise à jour est l’intégration native de Gemini Intelligence, l’assistant dopé à l’IA générative de Google, qui remplace définitivement l’ancien Bixby dans la chaîne de commande vocale et contextuelle. Résumé de pages web, génération de texte, analyse d’images en temps réel… le catalogue de fonctions embarquées promet une refonte profonde de l’expérience utilisateur quotidienne. Samsung et Google ont travaillé de concert pour que l’assistant soit directement accessible depuis l’écran de verrouillage et le panneau latéral.
Google a toutefois fixé un seuil technique qui va exclure une partie du parc Galaxy. L’exécution locale de Gemini Intelligence nécessite au minimum 12 Go de RAM, un plancher que le constructeur coréen respecte sur les S24, S25 et S26 dans leurs déclinaisons classiques et Ultra. Le Galaxy S26 FE, attendu pour le 27 août avec 8 Go de mémoire vive, se retrouve en dessous de cette limite. Il recevra bien One UI 9, mais sans l’assistant qui en constitue la vitrine, ce qui en ferait le premier Galaxy de la génération 2025 privé de la fonctionnalité phare du système.
L’exigence de 12 Go a du sens puisque les modèles de langage que Gemini Intelligence exploite en local, notamment pour le traitement hors connexion, requièrent un espace mémoire incompressible pour maintenir des temps de réponse acceptables. Google a préféré couper l’accès plutôt que de proposer une version dégradée, un choix radical qui pénalise les déclinaisons « Fan Edition » et, potentiellement, les futurs Galaxy A haut de gamme dotés de 8 Go.
Pour les possesseurs de Galaxy S24, S25 et S26 en France, la question du calendrier reste ouverte, du moins pour la version stable. Les bêtas actuelles laissent entrevoir un lancement grand public avant la fin de l’été, possiblement calé sur la commercialisation du S26 FE fin août. Samsung a pris l’habitude d’aligner ses mises à jour logicielles sur ses lancements matériels pour maximiser l’effet d’annonce. Le déploiement OTA devrait ensuite s’étaler sur deux à trois semaines selon les régions et les opérateurs.
Quelques millions d’utilisateurs Galaxy découvriront, au moment de la mise à jour, que leur téléphone tourne bien sous One UI 9 sans jamais bénéficier de Gemini Intelligence.

