L’iPhone 18 Pro n’apportera pas de révolution formelle, et c’est précisément là qu’il devient intéressant. Attendus lors de la keynote de septembre 2026 (probablement le 8 ou le 9), les modèles Pro et Pro Max concentreraient leurs efforts sur trois retouches esthétiques qui, mises bout à bout, pourraient transformer la perception du produit sans en bouleverser l’architecture.
Le dos bicolore de l’iPhone 17 Pro aura fait long feu. Introduit il y a un an à peine, le contraste entre le verre arrière et le cadre en aluminium anodisé avait suscité davantage de crispation que le plateau caméra élargi, pourtant bien plus imposant physiquement. Apple aurait donc décidé d’unifier les teintes du verre et du métal pour gommer cette dissonance visuelle. Le leaker chinois Instant Digital, sur Weibo, affirme que de nombreux utilisateurs jugent le rendu bicolore peu flatteur, et qu’Apple s’en éloignera résolument. Un aveu tacite, en somme, que le raffinement industriel compte autant que la fiche technique dans le segment premium.
La façade, elle, gagnerait en surface utile grâce à une réduction d’environ 35 % de la Dynamic Island, cette encoche oblongue inaugurée sur l’iPhone 14 Pro il y a déjà quatre ans. Le mécanisme reposerait sur le déplacement partiel des composants Face ID sous la dalle OLED, sans pour autant basculer vers un simple poinçon. Apple préserverait ainsi l’expérience logicielle des Live Activities tout en libérant des pixels. Le leaker Ice Universe évoque une capsule ramenée à 13,5 mm de large, contre 20,7 mm actuellement. Certains contradicteurs, dont Digital Chat Station, estiment toutefois que cette cure d’amaigrissement pourrait glisser vers l’iPhone 19… La prudence reste de mise.
Le troisième levier est chromatique, et sans doute le plus délibérément marketing. Après le Cosmic Orange de la génération précédente, Apple miserait sur un coloris baptisé « Dark Cherry », décrit comme un mélange de bordeaux, de café et de pourpre profond. Macworld, qui dit avoir obtenu les codes Pantone internes (6076 pour le Dark Cherry, 2121 pour le Light Blue, 426C pour le Dark Gray, 427C pour le Silver), a publié des rendus suggérant une teinte « plus proche du vin que du jus de fruit ». La stratégie semble limpide dans son intention, si ce n’est dans son exécution finale, puisque les coloris restent susceptibles d’évoluer avant la production de masse.
Quatre options seraient donc à l’étude, même si Apple ne retient pas toujours la totalité de sa palette. L’an dernier, un noir et un gris acier avaient été envisagés puis abandonnés pour l’iPhone 17 Pro. Le Dark Cherry, lui, paraît solidement ancré dans les plans, des maquettes physiques ayant déjà filtré avec cette teinte.
Ces ajustements cosmétiques interviennent dans un contexte où l’attention médiatique sera largement captée par le premier iPhone pliable (possiblement nommé iPhone Ultra, 4,7 mm d’épaisseur une fois déplié). Les Pro devront donc séduire par leur cohérence plutôt que par l’effet de surprise. L’unification du dos, le rétrécissement de l’encoche et une couleur signature suffisamment distinctive forment un triptyque calibré pour cela. En coulisses, d’autres évolutions techniques se profilent, notamment la puce A20 gravée en 2 nm, une batterie agrandie et un possible objectif à ouverture variable, mais le premier contact visuel restera déterminé par ces trois choix de design.
Reste la question du prix. Plusieurs analystes anticipent une hausse pouvant atteindre 200 à 300 dollars, portée par l’envolée du coût de la RAM et de la gravure 2 nm. Apple devra convaincre que du verre mieux assorti et quelques millimètres de Dynamic Island en moins valent le supplément. Le Dark Cherry, au fond, n’est pas qu’une couleur… c’est un argument de vente déguisé en palette.

