Tom Holland est désormais entré dans le club ultra-fermé des acteurs à six chiffres, et il n’a même pas eu besoin d’enfiler une armure de fer pour y parvenir. Selon les révélations exclusives de TheWrap, l’interprète de Peter Parker touchera au total plus de 100 millions de dollars pour Spider-Man: Brand New Day, grâce à un salaire de base d’au moins 20 millions complété par une participation aux recettes du box-office mondial… sans aucun plafond.
La trajectoire salariale de l’acteur britannique ressemble à une courbe exponentielle qui défie la gravité. En 2016, Holland débarquait dans Captain America: Civil War pour 250 000 dollars, un cachet de débutant, presque symbolique pour un film de cette envergure. L’année suivante, Homecoming lui rapportait 500 000 dollars. Puis 4 millions pour Far From Home en 2019, et 10 millions pour No Way Home en 2021. En cinq ans à peine, le gamin de Kingston upon Thames a multiplié son salaire par quatre-vingts. Qui, dans l’histoire récente d’Hollywood, peut se vanter d’une ascension aussi fulgurante ?
Le nouveau contrat négocié par l’agence WME et l’avocat Robert Offer a été bâti sur des fondations radicalement différentes de l’ancien deal. Le précédent accord, un engagement de six films partagé entre Sony et Marvel Studios, avait expiré avec No Way Home. Holland et son équipe ont cette fois obtenu un mécanisme de backend non plafonné, c’est-à-dire une participation aux recettes brutes qui continue de gonfler à mesure que le film engrange des dollars dans les salles du monde entier. Avec un long-métrage réalisé par Destin Daniel Cretton qui a franchi la barre des 2 milliards de dollars au box-office mondial en seulement trois semaines (le deuxième film le plus rapide à atteindre ce palier), le compteur tourne à une vitesse vertigineuse.
Un grand patron des médias, cité par TheWrap, a résumé la situation avec une formule qui en dit long sur le statut acquis par Holland, « C’est le nouveau Robert Downey Jr. ». La comparaison n’est pas anodine sur le plan financier, puisque Downey Jr. lui-même devrait percevoir environ 100 millions de dollars pour ses apparitions dans Avengers: Doomsday et Secret Wars sous les traits de Victor von Doom. Holland rejoint donc, pour un seul film et à sa septième apparition en Peter Parker, le niveau de rémunération que l’interprète originel de Tony Stark obtient, du moins selon les estimations actuelles, pour deux blockbusters combinés.
Le doublement du salaire de base (de 10 à 20 millions entre No Way Home et Brand New Day) traduit un rapport de force qui a basculé de façon spectaculaire en faveur de l’acteur. Sony et Marvel Studios savaient pertinemment qu’aucun autre visage ne pouvait porter la franchise avec cette force d’attraction auprès du public mondial, et Holland disposait d’un levier que peu de stars possèdent encore à l’ère du streaming, celui de remplir les salles obscures à une échelle planétaire. Chaque milliard supplémentaire au box-office alimente directement son backend, transformant Brand New Day en une machine à cash personnelle dont personne, pas même les studios, ne peut aujourd’hui prédire le plafond final.
À vingt-neuf ans, Tom Holland ne se contente plus de grimper aux murs, il escalade les sommets de la hiérarchie salariale hollywoodienne avec une aisance qui ferait pâlir les vétérans de l’industrie, et la toile qu’il tisse autour de son avenir financier semble, pour l’instant, parfaitement incassable.

