Cinq ans après une première saison qui avait pulvérisé les compteurs de la plateforme d’Amazon, le Navy SEAL le plus traqué de la fiction américaine fait enfin son retour. Prime Video a dévoilé ce lundi la date de sortie et les premières images de The Terminal List saison 2, confirmant la mise en ligne des huit épisodes le 21 octobre 2026, simultanément dans plus de 240 pays.
Chris Pratt enfile à nouveau le treillis de James Reece, ce commandant des forces spéciales dont la quête de vengeance personnelle avait tenu en haleine plus de 100 millions de spectateurs à travers le monde, un chiffre colossal qui place la franchise parmi les plus gros succès d’Amazon MGM Studios. L’attente, longue de près de cinq ans, aura sans doute aiguisé l’appétit d’un public qui, entre-temps, a pu se rabattre sur la série préquelle The Terminal List: Dark Wolf pour patienter.
L’intrigue de cette deuxième salve s’appuie sur True Believer, le deuxième roman de Jack Carr, et propulse Reece bien au-delà des frontières américaines. Là où la saison inaugurale fonctionnait comme un thriller psychologique centré sur la vengeance, la suite s’aventure dans les eaux troubles de l’espionnage international… De l’océan Indien aux capitales européennes, en passant par l’Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient, Reece va mettre au jour une conspiration dont les ramifications s’étendent de Moscou jusqu’à Langley, le quartier général de la CIA, avec des liens insoupçonnés enfouis dans l’histoire de sa propre famille.
Les premières photos diffusées par Amazon montrent un Pratt visiblement marqué, tendu, engagé dans ce que Carr décrit comme « un voyage de rédemption violente ». Le personnage, qui avait achevé sa liste de cibles à la fin de la première saison, doit désormais se trouver une raison d’exister, un nouveau combat à mener. Peut-être la question la plus vertigineuse que pose cette saison est-elle justement celle-là : que devient un homme programmé pour détruire quand il n’a plus rien à détruire ?
Le casting réunit des visages familiers et des recrues de poids. Tom Hopper (Raife Hastings), Constance Wu (Katie Buranek), Dar Salim (Mohammed Farooq) et Luke Hemsworth (Jules Landry) reprennent leurs rôles, rejoints par Gabriel Luna (remarqué dans The Last of Us) dans la peau de Freddy Strain, un personnage inédit. La distribution internationale s’étoffe encore avec Costa Ronin (Homeland), Olga Kurylenko (Paradox Effect), Yul Vazquez, Arnold Vosloo (le Imhotep de La Momie, rien que ça), Martin Sensmeier et Shiraz Tzarfati.
Côté fabrication, la série reste profondément ancrée dans une exigence d’authenticité militaire qui la distingue du tout-venant du genre. Jared Shaw, ancien Navy SEAL devenu producteur exécutif et conseiller technique, supervise les séquences d’action aux côtés de Max Adams, ex-Army Ranger, tandis que des vétérans des opérations spéciales interviennent à tous les niveaux de la production, de l’écriture à la mise en scène (l’ancien SEAL Ray Mendoza, déjà derrière Warfare, réalise certains épisodes). David DiGilio conserve les rênes du scénario en tant que showrunner, et Antoine Fuqua reste étroitement associé via Fuqua Films.
Amazon mise manifestement gros sur cette rentrée d’automne 2026, en positionnant The Terminal List face aux mastodontes sériels de la saison. Avec un Pratt qui produit également le show via sa société Indivisible Productions, la franchise dispose d’un ambassadeur aussi bankable devant la caméra que stratégiquement investi derrière. Le rendez-vous est fixé au 21 octobre, et pour une série qui a déjà fédéré cent millions de paires d’yeux, la vraie question n’est pas de savoir si le public sera au rendez-vous, du moins pas cette fois.

