Apple s’apprête à plier l’iPhone. Son premier modèle à charnière, baptisé iPhone Ultra selon les rumeurs, arrivera cet automne aux côtés des iPhone 18 Pro. Le code d’iOS 27, dévoilé lors de la dernière WWDC, trahit déjà l’appareil avec deux chaînes nommées « foldState » et « angleDegrees ». Voici les six promesses qui se dessinent.
Le design rompt avec deux décennies de monolithes en verre. L’iPhone Ultra adoptera un pliage façon livre, à la manière du Galaxy Z Fold de Samsung, mais avec une particularité contre-intuitive. Une fois déplié, il sera plus large que haut. Bordure en titane, finesse héritée de l’iPhone Air, allure de deux iPhone Air empilés une fois replié… Apple revendiquerait surtout un écran intérieur sans pli visible, ce qui constituerait une rupture pour un format jusqu’ici trahi par sa cicatrice centrale.
Deux écrans cohabiteront sur l’appareil. Une dalle extérieure de 5,3 à 5,5 pouces, qui évoque un iPhone mini écrasé dans un ratio plus large, et une dalle intérieure de 7,6 à 7,8 pouces qui se rapproche dangereusement d’un iPad mini tenu en main. L’utilisateur passera de l’un à l’autre d’un simple dépliage.
La photographie marque un recul assumé. L’iPhone Ultra n’embarquera que deux capteurs arrière, un grand-angle de 48 mégapixels et un ultra grand-angle de 48 mégapixels. Le téléobjectif des modèles Pro, et son zoom, passera donc à la trappe. Étonnant pour un téléphone vendu comme le plus exclusif de la gamme. À l’avant, deux caméras de selfie (une par écran) reprendront vraisemblablement le module Center Stage de 18 mégapixels inauguré sur l’iPhone 17, le tout dans un poinçon perforé.
Le logiciel s’inspirera ouvertement de l’iPad sans en porter le nom. Mark Gurman, journaliste chez Bloomberg, évoque deux ajouts taillés pour la grande dalle, l’affichage de deux applications côte à côte et des dispositions empruntées à iPadOS. L’appareil ne fera pourtant pas tourner iPadOS une fois déplié. Apple a d’ailleurs introduit dans iOS 27 des applications redimensionnables dynamiquement, prélude évident à un écran capable d’accueillir une grande application ou deux fenêtres standard.
Sous le capot, Apple confie l’Ultra à sa nouvelle puce A20 Pro et à son modem maison C2. La première profiterait d’une gravure en 2 nanomètres et d’un assemblage WMCM pour gagner en efficacité, avec 12 Go de RAM (autant que l’A19 Pro) mais une mémoire LPDDR5 plus rapide. Le C2, lui, congédie enfin les modems 5G de Qualcomm au profit d’une solution intégralement signée Cupertino.
La dernière surprise relève presque de l’ironie. Sur un appareil nommé Ultra, Face ID disparaît. La finesse du châssis interdit d’y loger deux modules de reconnaissance faciale, un par écran. Apple ressuscite donc Touch ID dans le bouton d’alimentation, exactement comme sur les iPad Air et iPad mini.
Reste le prix, et il devrait décourager les indécis. Les analystes tablent sur un tarif de départ autour de 1 999 dollars pour la version 256 Go, ce qui ferait de l’Ultra l’iPhone le plus cher jamais commercialisé. Fusionner un iPhone et un iPad dans une seule coque a un coût. Apple parie que ses clients les plus fortunés ne le compteront pas.

