La troisième génération de la montre médicale de Huawei débarque avec une promesse qui tient en un mot, et ce mot c’est minceur. Le constructeur chinois a dévoilé hier un premier teaser de la Watch D3, confirmant sa présentation lors de l’événement mondial de Munich prévu le 2 septembre, et les images révèlent un appareil qui a perdu ses rondeurs d’instrument clinique pour s’approcher, enfin, de l’allure d’une vraie montre connectée.
Depuis la Watch D originale de 2022, puis la Watch D2 de 2024, Huawei poursuit une ambition singulière dans l’univers des wearables, celle de mesurer la pression artérielle au poignet avec la rigueur d’un brassard oscillométrique gonflable. Le bracelet de la série D intègre un coussin d’air miniaturisé qui se gonfle comme un tensiomètre de cabinet médical, une technologie nettement plus fiable que les capteurs optiques utilisés par la concurrence. La D3 conserve cette architecture… tout en réduisant drastiquement l’épaisseur du boîtier (la D2 culminait à 13,3 mm, un profil franchement encombrant pour un usage quotidien).
Huawei a délibérément mis en scène, dans son clip promotionnel, une vue de profil comparant l’ancien et le nouveau modèle, et le résultat parle de lui-même. Les bords sont plus arrondis, le bloc technique où logent pompe et capteur de pression semble avoir été repensé en profondeur, et l’écran AMOLED rectangulaire gagne en surface d’affichage grâce à des bordures aminces. La D2 embarquait une dalle de 1,82 pouce avec une luminosité de 1 500 nits, deux paramètres que Huawei n’a pas encore actualisés pour la D3 mais qu’on imagine en hausse.
Côté esthétique, la montre abandonne l’aspect monolithique de ses aînées pour proposer deux finitions, l’une baptisée Amber Brown avec un bracelet texturé brun et une lunette dorée, l’autre en blanc associé à un cerclage or rose. La couronne rotative et le bouton de fonction restent positionnés sur la tranche droite, séparés par un léger décrochement caractéristique de la gamme. L’ensemble est estampillé du slogan « Caring Always », un clin d’œil à la vocation santé du dispositif.
Coté réglementaire, la Watch D3 a obtenu la certification CE-MDR, le cadre réglementaire européen pour les dispositifs médicaux, ce qui confirme que Huawei continue de positionner sa série D comme un véritable outil de santé validé par les autorités, et non comme un gadget de bien-être aux mesures approximatives. Les deux variantes identifiées dans les bases de certification portent les références RIV-B10 et RIV-B11, probablement correspondant à des tailles ou des connectivités différentes.
Le cadran affiché dans le teaser exhibe fièrement des valeurs de pression systolique et diastolique, un graphique d’évolution tensionnelle et la fréquence cardiaque, rappelant que la D2 proposait déjà un mode de monitoring ambulatoire sur 24 heures avec des mesures automatiques à intervalles programmés. Peut-on espérer un brassard gonflable encore plus discret, un algorithme de mesure accéléré, une meilleure autonomie ? Huawei n’a rien lâché sur les spécifications internes.
L’événement munichois du 2 septembre s’annonce comme un festival wearable, puisque la Watch D3 partagera la scène avec la Watch 6, la série Watch GT 7, les FreeBuds Neo et le smartphone Nova 16s Pro. Huawei empile les lancements à un rythme effréné, et la D3 pourrait bien être la pièce maîtresse de cette salve, celle qui transforme un tensiomètre de poignet en objet qu’on porte sans y penser, du matin au soir.

