Les Galaxy Buds 4 Pro ont décroché ce lundi le titre de meilleurs écouteurs intra-auriculaires aux EISA Awards 2026-2027, une consécration que jamais aucun modèle de la gamme Galaxy Buds n’avait obtenue depuis sa création. L’Expert Imaging and Sound Association, jury composite d’éditeurs spécialisés issus de plus de 25 pays et dont les verdicts font autorité depuis 1982, a donc tranché en faveur de Samsung face à une concurrence qui ne manque pourtant ni de prétendants ni de décibels.
Un woofer redessiné dont la surface effective bondit de près de 20 % par rapport à la génération précédente, un tweeter dédié aux hautes fréquences, deux amplificateurs distincts pour chaque transducteur… la fiche technique des Buds 4 Pro ressemble à celle d’une enceinte de salon miniaturisée, compressée dans un format blade de quelques grammes à peine. Ljubisa Miodragovic, président d’EISA, a salué des écouteurs qui « produisent un détail musical propre tout en limitant la distorsion sur l’ensemble du spectre fréquentiel ». Le son circule en 24-bit/96 kHz, un flux Ultra Haute Qualité maintenu même en transmission sans fil, ce qui revient à dire que l’enregistrement studio arrive dans le conduit auditif sans avoir été amputé en chemin. Détail qui ne gâche rien : les Galaxy Buds 4 Pro sont actuellement affichés à 179 € au lieu de 209 € (–14 %), un tarif qui rend le rapport prestations/prix encore plus difficile à contester au lendemain de cette consécration européenne.
Samsung a par ailleurs poussé très loin l’annulation active de bruit en la rendant adaptative et contextuelle, puisque les algorithmes analysent en temps réel la morphologie du canal auriculaire et les conditions de port pour calibrer la réduction sonore de manière optimale. Côté appels, la technologie Super Clear Call fusionne un capteur de vibration à conduction osseuse (le fameux Voice Pickup Unit) avec un réseau neuronal profond dédié à la suppression du bruit ambiant, une combinaison qui isole la voix de l’utilisateur même au milieu d’un carrefour saturé.
Han-gil Moon, responsable du groupe Audio au sein de la division Mobile eXperience de Samsung, a résumé l’ambition avec une formule qui en dit long sur le positionnement stratégique de la marque : « L’objectif est de restituer l’intention du créateur sans distorsion, et les utilisateurs peuvent avoir confiance dans le fait que les Galaxy Buds 4 Pro sont conçus pour offrir l’expérience sonore la plus fidèle et la plus satisfaisante », a-t-il affirmé.
Derrière la promesse marketing, il y a tout de même un travail d’ergonomie titanesque, fruit de plus de cent millions de points de données morphologiques collectés à l’échelle mondiale et de plus de 10 000 simulations numériques, le tout aboutissant à ce design lame ultrafin en finition métal avec commandes par pincement gravées et une certification IP57 contre l’eau et la poussière.
La distinction EISA tombe à un moment où Apple vient de lancer ses AirPods Pro 3, eux aussi bardés de capteurs et dopés à l’intelligence artificielle auditive. Peut-on vraiment départager deux philosophies aussi diamétralement opposées, l’une ancrée dans l’écosystème Galaxy (agents IA embarqués, gestion d’appels mains libres par mouvements de tête), l’autre verrouillée dans l’univers iOS ? Le jury européen a en tout cas estimé que la double architecture haut-parleur de Samsung et sa fusion de capteurs pour la voix constituaient, cette année, l’assemblage technique le plus abouti du marché intra-auriculaire.
Samsung, qui domine déjà les ventes mondiales de smartphones, plante avec cette récompense un drapeau sonore sur un segment où la marque coréenne était jusqu’ici perçue comme un challenger talentueux plutôt que comme un leader reconnu par les instances audiophiles. Le message envoyé aux ingénieurs de Cupertino est d’une franchise assez savoureuse : la guerre des oreilles ne se gagnera plus uniquement par l’écosystème logiciel, elle se jouera désormais aussi sur la physique brute du son.

