Disney a officiellement inscrit le reboot de Ghost Rider au calendrier estival 2028, offrant au film porté par Ryan Gosling le dernier vendredi de juillet, un créneau que le studio a transformé en rampe de lancement pour ses plus grosses machines Marvel depuis la pandémie. L’annonce, glissée dans une salve de dates dévoilées au lendemain du D23 (le grand raout fan de Disney, tenu le week-end des 15 et 16 août 2026), confirme que l’Esprit de la Vengeance roulera cette fois sous la bannière du MCU, avec Shawn Levy aux commandes et Jonathan Tropper, le scénariste de Star Wars: Starfighter, à l’écriture.
Ryan Gosling avait déjà embrasé le Hall H de la Comic-Con de San Diego en juillet, montant sur scène aux côtés de David Jonsson (futur fils de T’Challa dans Black Panther 3) pour révéler son implication. L’annonce, captée au Hall H de la Comic-Con, se revoit dans la vidéo de la présentation : Ghost Rider : Ryan Gosling annoncé en motard vengeur. Kevin Feige, patron de Marvel Studios, s’était alors soigneusement gardé de trop en dire, préférant laisser la star distiller elle-même les détails de sa vision du personnage. « Je vais laisser Ryan révéler ce qu’il veut révéler, quand il veut le révéler », avait déclaré Kevin Feige, président de Marvel Studios, avant d’ajouter que l’acteur « est un grand fan des comics » et qu’il « est venu vers nous avec une vision spécifique, basée sur certains comics en particulier ». Un producteur qui cède le micro à son acteur vedette… voilà qui en dit long sur le poids de Gosling dans l’équation créative du projet.
Le choix du 28 juillet 2028 n’a rien d’un hasard de calendrier. Fin juillet est devenu, pour Marvel, un territoire quasi sacré depuis Deadpool & Wolverine (juillet 2024), suivi par The Fantastic Four: First Steps l’été suivant, puis le phénoménal Spider-Man: Brand New Day, qui a pulvérisé les records du box-office le mois dernier. Placer Ghost Rider dans cette fenêtre revient à lui accorder d’emblée le statut de blockbuster prioritaire de l’été, un pari qui trahit la confiance du studio envers le tandem Gosling-Levy, duo déjà rodé par leur collaboration passée.
L’année 2028 s’annonce d’ailleurs comme un véritable festival Marvel, avec trois films étalés sur huit mois. Le reboot X-Men (encore sans titre) ouvrira les hostilités le 5 mai, Ghost Rider prendra le relais fin juillet, et Black Panther 3 viendra refermer le bal le 15 décembre, avec David Jonsson dans le rôle-titre. Trois tonalités radicalement différentes, trois paris narratifs distincts, le tout dans la foulée immédiate d’Avengers: Secret Wars, attendu en décembre 2027. Le MCU post-Secret Wars ressemble déjà à un champ de bataille commercial où chaque créneau de sortie pèse autant qu’un choix de casting.
Marvel laisse volontairement en suspens, en tout cas pour l’instant… Quel Ghost Rider Gosling incarnera-t-il ? Johnny Blaze, le motard originel que Nicolas Cage avait porté deux fois à l’écran chez Sony (en 2007 puis 2011), demeure le candidat le plus évident. Mais le MCU a déjà intégré une autre version du personnage, Robbie Reyes, incarné par Gabriel Luna dans la série Agents of SHIELD. La déclaration de Feige sur la « vision spécifique » de Gosling, ancrée dans « certains comics en particulier », laisse entrevoir une interprétation potentiellement inédite, peut-être même une fusion mythologique entre plusieurs itérations du crâne enflammé.
Shawn Levy, qui a prouvé avec Deadpool & Wolverine qu’il savait conjuguer spectacle pyrotechnique et ton décalé, semble taillé pour insuffler au personnage une énergie nouvelle, loin des deux films Sony qui avaient divisé la critique malgré le cabotinage fascinant de Cage. Le Ghost Rider de 2028 n’aura pas à porter le poids d’une franchise existante au sein du MCU, et cette liberté narrative pourrait bien être son plus grand atout.
Disney a par ailleurs profité de cette vague d’annonces pour étoffer son calendrier 2028 au-delà de Marvel, avec notamment Ghost Market de Pixar (10 mars), un remake en prises de vue réelles de Raiponce (31 mars) et le film d’animation Clay (22 novembre). Une année chargée comme un barillet, où Ghost Rider devra rugir suffisamment fort pour se faire entendre au milieu d’un embouteillage de franchises titanesques. Gosling sur une moto en flammes, face au chaos d’un été hollywoodien saturé… on a connu des duels moins spectaculaires.

