Netflix a officiellement fixé au 11 novembre 2026 la sortie de The Body, série en huit épisodes créée par Quinn Shephard, et dévoilé dans la foulée une salve de premières images qui plantent le décor d’un univers saturé de jupons plissés, de visions prophétiques et d’hystérie collective dans une petite ville américaine.
Quinn Shephard, révélée par la série Under the Bridge sur Hulu en 2024, signe ici son arrivée sur la plateforme au N rouge avec un projet qu’elle qualifie elle-même de « plus personnel » à ce jour. Elle assure le rôle de showrunneuse, scénariste et réalisatrice du premier épisode, rien de moins. « J’ai toujours été fascinée par l’idée que la féminité adolescente puisse être une expérience religieuse », confie-t-elle. « Cette histoire est ma façon de revisiter avec humour tous les cauchemars de ma propre adolescence. Sur le plan du ton, je dirais que c’est du camp rugueux. Un psychodrame adolescent cru avec une touche d’horreur catholique. »
Le pitch tient en une mèche allumée sous un bénitier. Un groupe de lycéennes indisciplinées d’une école catholique, après une initiation qui dérape au sein de leur équipe de danse, commence à recevoir des visions prophétiques qui déclenchent une vague de panique collective dans leur ville. On pense évidemment à Arthur Miller et à Salem… et c’est bien volontaire. Shephard revendique l’influence de La Chasse aux sorcières autant que celle de Carrie, Jennifer’s Body, Heavenly Creatures ou même Mean Girls, le tout filtré par un regard ancré dans le climat politique contemporain. « J’étais une ado avec une fixation embarrassante sur les procès de Salem », admet-elle avec une franchise désarmante. « C’est très intéressant de revisiter tout cela à la lumière de notre époque actuelle. »
Le casting réunit une constellation de visages émergents et de noms déjà bien installés. Kristina Bogic incarne Anya Butler, Sara Boustany prête ses traits à Elise Zakaria, Geena Meszaros campe Lisbeth Anderson, trois figures centrales de cette troupe de danseuses aux allures de sorcières modernes. Autour d’elles gravitent Nnamdi Asomugha en Père Franklin, Louisa Krause en Catherine Anderson, Shirley Chen, Jackson Kelly, Sofia Wylie (vue dans The School for Good and Evil), et Gabby Windey, ancienne candidate de The Bachelor et participante de The Traitors, qui endosse le rôle de Coach Miller. Marcel Ruiz, Orlando Norman, Ashley Madekwe, Motell Foster et les jumelles Kyra et Phallon Pierce (toutes deux passées par Chicago Fire) complètent un ensemble foisonnant d’une vingtaine de comédiens.
Côté production, le projet bénéficie d’un attelage solide. Peter Chernin, Amy Israel et Josh Stern produisent via North Road, tandis que Riley Keough (actrice, petite-fille d’Elvis, désormais aussi productrice redoutable), Gina Gammell et Sacha Ben Harroche portent la casquette Felix Culpa. Blair Breard figure également parmi les producteurs exécutifs, du moins selon les crédits officiels communiqués par Netflix.
Les photos dévoilées montrent des uniformes froissés, des regards fiévreux et une atmosphère qui oscille entre le vestiaire de gymnase et la sacristie, exactement le genre de collision esthétique que promet Shephard avec son concept de « camp rugueux ». Qui, parmi les abonnés Netflix, pourra résister à un cocktail mêlant rivalités adolescentes, extases mystiques et terreur ecclésiastique ? La réponse tombera le 11 novembre, et la plateforme mise visiblement gros sur cette rentrée d’automne pour électriser sa grille de nouveautés.

