Insomniac Games a dévoilé ce que personne n’osait vraiment espérer pour la PS5 de base, à savoir un mode Performance à 60 images par seconde avec ray tracing activé d’emblée dans Marvel’s Wolverine, prévu pour septembre prochain. Le studio californien, architecte des deux Spider-Man qui ont défini l’ère PlayStation 5, franchit ici un cap technique qu’il n’avait jamais atteint sur ses précédentes productions, et décide d’en faire le réglage par défaut du jeu.
Mike Fitzgerald, responsable de la technologie chez Insomniac, a détaillé la philosophie derrière cette décision auprès d’IGN. « On a toujours eu ces modes fidélité et performance, et on ajoutait toujours un peu à la dernière minute le mode performance avec ray tracing en se disant « mais c’est plutôt pas mal… » Pour ce jeu, dès le départ, on s’est dit : « On sait qu’on peut livrer ça maintenant. Ce sera un jeu à 60 images par seconde avec ray tracing, comme la PS5 devrait le proposer. On va construire le jeu autour de cet objectif. » Et c’est le mode par défaut pour la première fois pour nous dans l’un de nos jeux. C’est important pour la présentation. » La nuance est de taille. Là où Spider-Man 2 proposait le ray tracing à 60 FPS comme une option ajoutée tardivement dans le cycle de développement, Wolverine a été conçu dès ses fondations pour tourner dans cette configuration sur la console standard de Sony.
Jess Reiner-Reed, directrice de projet senior, a confirmé que la fluidité du résultat dépasse les attentes internes. « Dès le début du développement, on savait qu’on voulait atteindre le 60 FPS en mode performance sur la PS5 de base. Et on y est définitivement arrivé. Le jeu est incroyablement fluide. » Pour un titre centré sur le combat au corps à corps, où chaque coup de griffe exige une réactivité instantanée et où les combos s’enchaînent dans un ballet de violence chorégraphiée, cette fluidité n’est pas un luxe cosmétique. Elle conditionne la sensation de jeu elle-même.
Pour juger sur pièces, Sony et Insomniac ont publié une bande-annonce dédiée au gameplay du jeu : Marvel’s Wolverine – Extended Gameplay Trailer.
Le bond technique ne se limite d’ailleurs pas au framerate. Fitzgerald a souligné que Wolverine posait des défis radicalement différents de ceux rencontrés sur les aventures de Spider-Man, qui se déployaient dans un environnement urbain dense. Logan évolue dans les étendues sauvages du Canada et dans les rues de Madripoor (la cité fictive du Pacifique chère aux comics Marvel), ce qui a poussé le studio à investir massivement dans des technologies de rendu de végétation. Les feuillages, les jungles, tout réagit dynamiquement au vent, aux personnages, aux événements qui secouent l’environnement. Et parce que Wolverine est, par nature, un personnage dévastateur, la quasi-totalité des éléments de décor sont désormais destructibles et se comportent selon des simulations physiques crédibles. Les étals de marché volent en éclats, les tables se fendent, le bois éclate sous les assauts… Le champ de bataille, après un affrontement contre la Main, porte véritablement les stigmates du carnage.
Insomniac a par ailleurs glissé quelques informations sur la rejouabilité, notamment un mode New Game Plus disponible dès le lancement (une absence qui avait été reprochée aux Spider-Man à leur sortie), un système de replay de missions pour récupérer les objets manqués, et des « Portes de Cauchemar », des épreuves narrativement liées aux tourments psychologiques de Logan.
Marvel’s Wolverine sortira en exclusivité sur PlayStation 5 le 15 septembre, et sera intégralement jouable depuis le disque. Qu’Insomniac ait réussi à transformer la PS5 de base, en fin de cycle, en machine capable de combiner ray tracing et 60 FPS par défaut, voilà qui ressemble fort à un dernier tour de force avant que la génération suivante ne prenne le relais.

