Sony a sorti contre toutes attentes une mise à jour OTA de 1,2 Go, estampillée version 73.1.A.2.61, a commencé à toucher les Xperia 1 VIII en Allemagne et au Royaume-Uni avant le reste du monde. Le constructeur japonais devient ainsi le premier fabricant tiers à pousser Android 17 vers ses utilisateurs, juste derrière Google et ses Pixel.
Le morceau de choix s’appelle Desktop mode. Branchez le téléphone sur un écran externe, connectez clavier et souris, et le Xperia se mue en station de travail capable de gérer mails, documents, multitâche façon PC. Sony promet d’étendre cette fonctionnalité aux Xperia 1 VII et 1 VI, mais le 1 VIII ouvre le bal. On pense évidemment au Samsung DeX, rodé depuis des années. La différence tient à l’intégration native dans Android 17, qui pourrait enfin standardiser l’expérience bureau sur smartphone pour l’ensemble de l’écosystème.
L’AI Camera Assistant est réservé au dernier-né de la gamme et permet de créer jusqu’à trois looks personnalisés en mode Photo, chacun baptisé par l’utilisateur. Cette exclusivité avait pourtant été critiquée lors du lancement du terminal, jugée trop timide par les photographes exigeants qui constituent le cœur de la communauté Xperia. Sony semble avoir entendu, retravaillé, enrichi… sans qu’on sache encore si les préréglages IA rivalisent avec les profils manuels que la marque a toujours défendus.
L’interface subit elle aussi une refonte qui ne se limite pas au cosmétique. Les Quick Settings adoptent des tuiles redimensionnables accompagnées de descriptions, l’écran de verrouillage gagne de nouvelles horloges et fonds d’écran via le module Wallpaper & Style, et la personnalisation des icônes (forme, style) s’ouvre enfin aux utilisateurs qui réclamaient davantage de liberté visuelle. L’enregistrement d’écran progresse en autorisant désormais la capture d’une seule application, avec mixage audio du micro et de l’appareil, une fonction que les créateurs de contenu attendaient depuis longtemps sur cette gamme.
Le Xperia 1 VIII, lancé sous Android 16, bénéficie d’une promesse de quatre mises à jour OS et de six ans de correctifs de sécurité. Android 17 constitue donc la première étape d’un engagement long, et la rapidité du déploiement envoie un signal aux acheteurs qui hésitaient entre Sony et des concurrents mieux dotés en suivi logiciel. Cinq modèles figurent sur la liste des terminaux éligibles, dont les Xperia 10 VIII et 10 VII, même si le calendrier de diffusion pour ces références reste flou.
Le déploiement progressif partira d’Europe avant de gagner l’Asie et l’Amérique du Nord dans les semaines à venir. Sony, souvent relégué au rang de constructeur de niche pour audiophiles et vidéastes, prend ici une longueur d’avance sur Samsung, Xiaomi et OnePlus.

