Le futur téléphone d’entrée de gamme de Samsung vient de se dévoiler intégralement sur la toile, et la surprise n’est pas où on l’attendait. Pas dans le design, à peine retouché. Pas dans la puce, strictement identique. La surprise est dans le prix, 299 € annoncés contre 200 € pour le Galaxy A17 4G, soit 100 € de hausse d’une génération à l’autre.
Trois coloris ont filtré avec les rendus publiés, noir, bleu clair et argent, enveloppant un châssis de 164,4 x 77,9 x 7,7 mm pour 193 grammes sur la balance. L’encoche en forme de goutte d’eau reste plantée là, le menton épais aussi, le triple module photo dorsal aligné verticalement n’a pas bougé d’un millimètre… Samsung reconduit la recette du Galaxy A17 avec une fidélité qui confine à la photocopie, et assume visiblement de concentrer ses efforts ailleurs que sur l’esthétique.
La fiche technique du Galaxy A18 s’articule autour d’une dalle AMOLED de 6,7 pouces en Full HD+ rafraîchie à 90 Hz, protégée par un verre Gorilla Glass Victus qui monte en gamme par rapport au prédécesseur. Le SoC MediaTek Helio G99, reconduit tel quel, plafonne à un niveau de performances comparable au Snapdragon 765 ou à l’Apple A11 en multicœur. Suffisant pour le quotidien, insuffisant pour quiconque espérait un bond en avant. La mémoire vive se limite à 4 Go de RAM dans les configurations révélées jusqu’ici, alors que le A17 proposait déjà des variantes à 8 Go. Le stockage grimpe en revanche jusqu’à 256 Go, extensible par microSD jusqu’à 2 To.
L’appareil photo arrière empile un capteur principal de 50 MP (f/1.8), un ultra-grand-angle de 5 MP et un macro de 2 MP, tandis que le selfie reprendrait le module 13 MP de son aîné, le tout bridé à la captation vidéo en Full HD à 30 images par seconde. La batterie de 5 000 mAh accepte une charge filaire de 25 W, un duo désormais standard dans ce segment. Samsung rehausse toutefois la certification d’étanchéité à IP64 (contre IP54 auparavant), un gain appréciable pour un téléphone destiné à passer de main en main.
Le Galaxy A18 4G embarquerait dès sa sortie Android 17 sous One UI 9.0 et pourrait bénéficier de six générations de mises à jour du système ainsi que six ans de correctifs de sécurité, un engagement logiciel qui distingue encore Samsung sur le terrain de l’entrée de gamme. La connectivité reste cantonnée au Wi-Fi 5, au Bluetooth 5.3 et à l’USB 2.0 Type-C, une version 5G étant attendue quelques semaines après le lancement de ce modèle.
La flambée mondiale des prix de la DRAM et de la NAND flash en 2026 expliquerait selon les premières fuites cette inflation de 50 % sur le tarif de lancement, un phénomène qui touche l’ensemble de l’industrie et dont Samsung répercute ici frontalement le coût sur le consommateur. Le Galaxy A18 devrait être présenté officiellement le mois prochain, accompagné du Galaxy A08, autre modèle budget.
À 299 €, le Galaxy A18 4G entre dans une zone de turbulences où il croise des concurrents chinois nettement plus armés en puissance brute et en connectivité. Samsung parie sur la longévité logicielle et la confiance de marque pour tenir son rang. Mais un best-seller qui coûte soudain cent euros de plus avec la même puce et le même design c’est quand même osé.

