Renault a déclenché une campagne de rappel qui touche seulement 19 véhicules électriques en France dont 13 Renault 5 E‑Tech et 6 Renault 4 E‑Tech produits entre le 12 décembre 2025 et le 28 janvier 2026. Le constructeur a identifié un défaut de fabrication sur une cellule de la batterie 52 kWh susceptible de provoquer un décollement de l’anode.
Le service qualité a détecté l’anomalie en amont de toute livraison et aucun incident n’a été signalé en clientèle. Le défaut peut toutefois entraîner une perte d’autonomie ou rendre la recharge impossible avec l’apparition du message « charge batterie impossible » sur le tableau de bord. Le scénario le plus grave reste théorique un emballement thermique pouvant conduire à un départ de feu.
Chaque véhicule concerné doit recevoir un remplacement complet de la batterie haute tension opération estimée à environ cinq heures. Renault prend intégralement en charge la procédure y compris le prêt d’un véhicule de courtoisie. Les propriétaires ont été avertis par courrier recommandé et peuvent vérifier la situation de leur voiture sur la plateforme en ligne du constructeur en renseignant le numéro VIN.
La Renault 5 E‑Tech a connu un succès commercial immédiat avec 6 592 exemplaires écoulés depuis le début de l’année soit 2,9 % du marché français. La Renault 4 E‑Tech reste plus confidentielle avec 1 642 unités vendues. Il est donc probable que la proportion de véhicules rappelés reste marginale au regard du volume total produit.
Le défaut provient du processus de fabrication du fournisseur de batteries et non des chaînes d’assemblage de Renault. Le constructeur devrait obtenir un dédommagement pour compenser le coût d’une opération dont la batterie représente environ 40 % du prix d’un véhicule électrique.
Cette campagne limitée illustre la vigilance accrue du contrôle qualité chez Renault, du moins la volonté affichée de prévenir tout incident sur ses modèles phares.

