Le Kazakhstan renforce ses ambitions dans les nouvelles technologies

Darell Mertens 713 vues

Israël, Singapour, la Corée du Sud… Et demain le Kazakhstan ? Le pays d’Asie centrale fait tout pour attirer les investisseurs et les créateurs d’entreprises dans le domaine de la Tech : Hubs pour créer des synergies, fiscalité attractive, mise à disposition d’une main-d’œuvre d’ingénieurs hautement qualifiée… De quoi bousculer le secteur et la géopolitique mondiale.

Le Kazakhstan, nouvelle terre d’accueil pour la Tech ?

Le 8 juin 2023 était organisé à Astana le « Conseil des investisseurs étrangers », une table ronde organisée par le Kazakhstan à destination des entreprises étrangères. L’occasion de débattre des enjeux et des défis rencontrés par les agents économiques soucieux de se développer au Kazakhstan, mais aussi, en filigrane, de comprendre les ambitions stratégiques du pays.

Dans son discours inaugural, le chef de l’Etat Kassym-Jomart Tokaïev a ainsi énuméré les mesures entreprises par les autorités kazakhstanaises pour améliorer le climat des affaires, insistant particulièrement sur le domaine des nouvelles technologies. Le chef de l’État a ainsi réaffirmé la volonté du Kazakhstan de devenir l’un des plus importants hubs numériques de l’Eurasie : intelligence artificielle, blockchain, internet des objets, mégadonnées… Tous les secteurs (et les mots-clefs) ont été cités pour rassurer les entrepreneurs intéressés par le Kazakhstan.

Fintech, Agritech…

Car la montée en puissance technologique est un levier de développement important pour le pays, qui compte sur la numérisation de son économie pour augmenter significativement les gains de productivité, notamment dans ses secteurs agricoles et financiers.

Le pays a récemment obtenu le soutien de 62 pays pour la création du « Centre des solutions numériques des Nations Unies pour le développement durable de l’Asie centrale », reconnaissant ainsi son potentiel en tant que pionnier régional de la transformation numérique. Cette reconnaissance internationale renforce la confiance des investisseurs étrangers et ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans le domaine des technologies avancées.

Mais les participants au Conseil des investisseurs étrangers – comme Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement – ont également rappelé que l’amélioration de l’infrastructure numérique dans les pays comme le Kazakhstan était une condition sine qua non pour l’épanouissement d’un environnement propice aux investissements.

Un sommet également marqué par la présence de nombreux dirigeants d’entreprises internationales et l’officialisation de nombreux partenariats stratégiques comme celui noué entre les Américains de Wabtec Corporation et la compagnie ferroviaire nationale Kazakhstan Temir Zholy, justement pour accélérer la numérisation du système de transport ferroviaire kazakhstanais.

Avec une main-d’œuvre hautement qualifiée notamment en mathématique (héritage soviétique oblige !), des incubateurs performants et reconnus comme « Google for Start-up » et « Astana Hub » et une fiscalité attractive, le Kazakhstan ne cesse de convaincre les entreprises de la Tech et les ingénieurs de poser leurs bagages au milieu des steppes. Une stratégie de long terme dans laquelle le « Conseil des investisseurs étrangers » ne fut qu’une pierre à l’édifice.

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