Apple s’apprête à dévoiler le 9 septembre 2026 ses iPhone 18 Pro, 18 Pro Max et le tout premier iPhone Ultra pliable, dans un climat de fièvre industrielle où la demande écrase déjà les capacités de production du géant de Cupertino.
Tim Cook, lors de la présentation des derniers résultats financiers (109,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires trimestriel, excusez du peu), a lui-même prévenu les investisseurs que le cycle de vente actuel était « incroyablement fort » et que les stocks pourraient fondre dès la rentrée. Les acheteurs qui ne passeront pas par le système de précommande risquent fort de patienter jusqu’à l’hiver pour mettre la main sur les nouveautés. Et le futur patron John Ternus, qui prendra les rênes en septembre, héritera d’un calendrier de lancement tendu.
La keynote se tiendrait donc un mercredi, fait rarissime depuis 2022, le Labor Day du 7 septembre rendant les jours précédents impraticables pour la logistique d’un tel événement. Les précommandes ouvriraient dès le vendredi 11 septembre, la commercialisation suivrait le 19, et iOS 27 débarquerait probablement le lundi 14 septembre pour préparer le terrain. Quant à l’iPhone Ultra, premier smartphone pliable de la firme à la pomme, son lancement pourrait être décalé de quelques semaines, à la manière de l’iPhone X en 2017, commercialisé six semaines après les iPhone 8.
Côté design, les iPhone 18 Pro et Pro Max réservent une petite révolution sur leur face avant. Fini la Dynamic Island plantée au milieu de l’écran depuis l’iPhone 14 Pro… Apple opterait enfin pour un unique point perforé, logé en haut à gauche, libérant ainsi l’espace nécessaire à l’intégration d’une caméra sous l’écran, un graal technologique que Cupertino poursuit depuis des années. De dos, pas de bouleversement visible, mais une fuite spectaculaire survenue mi-juin, issue du piratage de Tata Electronics (fournisseur d’Apple), a déjà révélé une vidéo de test de résistance du 18 Pro et une nouvelle couleur baptisée « Dark Cherry ». Du jamais-vu en matière de leak pour la marque.
Sous le capot, la puce A20 Pro gravée en 2 nanomètres par TSMC constitue le bond technologique le plus attendu. Cette finesse de gravure, qui succède au 3 nm des générations précédentes, promet un gain substantiel en puissance brute et en efficacité énergétique, particulièrement bienvenu pour les tâches d’intelligence artificielle embarquée via Siri AI. Apple y ajouterait un modem maison C2, censé améliorer la qualité réseau et grignoter encore quelques précieuses minutes d’autonomie.
L’appareil photo des modèles Pro bénéficierait d’un capteur 48 mégapixels à ouverture variable, doté de lamelles mécaniques capables de s’ajuster en temps réel selon la luminosité ambiante, limitant la surexposition en plein soleil et captant davantage de lumière en soirée sans s’en remettre uniquement au traitement logiciel. Le bouton Camera Control, introduit avec l’iPhone 16, perdrait ses fonctionnalités tactiles (jugées sous-utilisées et coûteuses à produire) pour se réinventer autour de nouvelles options orientées vers l’expérience utilisateur.
La question de la batterie révèle quant à elle une disparité géographique inattendue. D’après une fuite publiée sur Weibo, le modèle européen de l’iPhone 18 Pro, contraint par le maintien d’un slot SIM physique, embarquerait environ 4 056 mAh, contre 4 288 mAh pour la version américaine en eSIM exclusive, soit 5,75 % de capacité supplémentaire outre-Atlantique. Les appareils seraient par ailleurs légèrement plus épais et plus lourds que leurs prédécesseurs, un compromis délibéré pour loger ces batteries plus généreuses.
Les tarifs, eux, s’annoncent en hausse sensible. La gravure en 2 nm, la flambée des prix de la mémoire vive (qualifiée de « crue centennale » par Tim Cook) et le rapatriement partiel de la production de capteurs photo aux États-Unis, sous la pression politique de l’administration Trump, pèsent lourdement sur les coûts. L’iPhone 18 Pro démarrerait aux alentours de 1 329 euros en Europe (soit potentiellement 1 399 dollars sur le marché américain), le Pro Max à partir de 1 479 euros, et l’iPhone Ultra, ce pliable tant fantasmé, pourrait franchir la barre des 2 000 euros.
Fait notable dans la stratégie d’Apple pour 2026, l’iPhone 18 « standard » ne sera tout bonnement pas de la fête en septembre. Repoussé au début 2027, aux côtés de l’iPhone 18e et de l’iPhone Air 2, il céderait les projecteurs aux modèles Pro et à l’Ultra, permettant à Cupertino d’occuper l’espace médiatique sur toute l’année et de contourner les pénuries de RAM qui paralysent l’industrie.
Reste un angle mort pour les acheteurs européens, et pas des moindres. Siri AI, la refonte profonde de l’assistant vocal propulsée par iOS 27, ne sera pas disponible en Europe au lancement, la législation du Vieux Continent étant jugée incompatible par Apple avec son déploiement. Payer plus cher pour un iPhone amputé de sa fonctionnalité phare, voilà qui pourrait transformer l’enthousiasme de la rentrée en frustration durable, du moins pour les 450 millions de consommateurs européens qui attendaient enfin leur part du gâteau.

