Deux variantes d’une montre estampillée Huawei, enregistrées sous les numéros RIV-B10 et RIV-B11, viennent de surgir dans la base de certification SDPPI indonésienne, trahissant l’existence d’un successeur direct à l’excellente Watch D2 et son brassard tensiomètre miniaturisé. Les certificats ont été délivrés la semaine dernière, et le timing coïncide presque parfaitement avec l’événement mondial « Chase the Wild » que Huawei a déjà calé à Munich le 2 septembre prochain.
La Watch D2, actuellement affichée à moins de 300 €, reste aujourd’hui l’une des très rares montres grand public à embarquer un module de mesure de la pression artérielle par brassard gonflable intégré au bracelet, une prouesse technique que ni l’Apple Watch Series 11, ni la Galaxy Watch9, ni la Pixel Watch 5 ne proposent à ce jour dans leur arsenal. Huawei avait profité de la deuxième génération pour alléger radicalement le design, abandonnant le boîtier massif qui donnait à la première Watch D des airs d’appareil médical égaré sur un poignet. Le Watch D3 devrait logiquement prolonger cette cure d’amincissement et y ajouter de nouvelles fonctions de suivi santé, même si les fiches de certification indonésiennes ne livrent strictement rien au-delà de la marque et des références.
Deux numéros de modèle distincts alimentent déjà les spéculations sur la nature de cette double déclinaison. Huawei pourrait opter pour deux tailles de boîtier (une recette éprouvée chez la concurrence), pour des finitions ou coloris différenciés, ou encore pour une séparation entre une version Bluetooth et une version cellulaire dotée d’une eSIM. Qui miserait sur la dernière hypothèse ferait un pari audacieux, tant le segment des montres médicales connectées avec connectivité autonome demeure embryonnaire, du moins sur le marché grand public.
Munich accueillera le 2 septembre un événement où Huawei prévoit, selon ses propres teasers promotionnels, de lever le voile sur les Watch GT 7 et GT 7 Pro à l’échelle mondiale. L’apparition quasi simultanée du Watch D3 dans les registres de certification laisse penser que le tensiomètre de poignet nouvelle génération pourrait bien partager la scène avec les modèles sportifs haut de gamme, reproduisant le schéma de lancement groupé déjà utilisé l’année précédente. Huawei a manifestement accéléré le rythme de renouvellement de sa gamme D, passant d’un cycle de deux ans entre la première et la deuxième génération à un intervalle désormais annuel.
La question qui brûle les lèvres de tout amateur de wearables santé tient en quelques mots. Huawei parviendra-t-il, avec ce troisième opus, à obtenir des certifications médicales dans davantage de marchés (la Watch D2 restait encore bridée dans certaines régions sur la fonction tensiomètre) et à transformer ce qui ressemble encore à une niche technologique en véritable standard pour l’industrie ? La réponse arrivera sans doute depuis la scène munichoise, dans à peine deux semaines.

