Trois montres connectées Samsung pourraient débarquer simultanément cet été, un schéma déjà observé en 2025 avec le trio Galaxy Watch 8, Watch 8 Classic et Watch Ultra. Des noms de code exhumés par Android Authority dans le firmware de l’application Wear OS de Google confirment désormais l’existence de « Fresh 9 », « Wise 9 » et « Project X2 », désignant respectivement la Galaxy Watch 9, la Galaxy Watch 9 Classic et la Galaxy Watch Ultra 2.
Le retour de la Classic, avec son célèbre lunette rotative physique, constitue sans doute la nouvelle la plus attendue par les fidèles de Samsung. La logique « tick-tock » adoptée par le constructeur coréen depuis trois ans (Classic en année paire, Ultra en année impaire, puis l’inverse) laissait planer le doute, mais les codenames découverts dissipent l’ambiguïté. Samsung semble bien décidé à proposer l’éventail complet de ses montres connectées en un seul lancement estival.
La batterie de la Galaxy Watch Ultra 2 concentre l’essentiel des spéculations, et pour cause. Selon les informations rapportées par SamMobile, la capacité nominale atteindrait 784 mAh, probablement commercialisée sous l’étiquette de 800 mAh. Cela représenterait une hausse d’environ 30 % par rapport aux 590 mAh de l’Ultra actuelle, qui tient déjà environ deux jours et demi au poignet. La Galaxy Watch 9 en 40 mm bénéficierait elle aussi d’un gain appréciable, passant de 325 à 382 mAh. Dans un écosystème Wear OS où l’autonomie reste le talon d’Achille face à Garmin, cette progression pourrait rapprocher l’Ultra 2 du seuil psychologique des trois jours, en tout cas avec les modes d’économie d’énergie activés.
Un dépôt réglementaire chinois (certification 3C), repéré par Jeff Springer de SammyGuru, confirme par ailleurs que deux modèles de montres Samsung prennent en charge la recharge à 10 watts, identique à la génération précédente. Le détail technique importe peu, mais le passage devant un organisme de certification trahit un calendrier de production déjà bien avancé.
Le processeur embarqué pourrait créer une fracture entre les gammes. La Galaxy Watch 9 et sa déclinaison Classic conserveraient vraisemblablement l’Exynos W1000, déjà éprouvé dans la série Watch 8. L’Ultra 2, elle, inaugurerait le Snapdragon Wear Elite de Qualcomm, annoncé quelques mois plus tôt et prometteur en matière d’efficacité énergétique. Associée à la batterie gonflée, cette puce placerait la montre baroudeuse de Samsung tout en haut de la hiérarchie Wear OS pour l’endurance… sans toutefois rivaliser avec les monstres d’autonomie de Garmin.
Une fonction baptisée « Raise-to-Talk », découverte dans le code de Wear OS, permettrait de déclencher un assistant vocal en levant simplement le poignet vers le visage, sans prononcer de mot d’activation. Apple propose cette commodité depuis plusieurs années sur l’Apple Watch, et son arrivée tardive chez Samsung illustre combien le constructeur coréen reste parfois suiveur sur l’ergonomie logicielle, même quand il domine le hardware.
Samsung a par ailleurs dévoilé récemment de nouvelles fonctionnalités pour Samsung Health, notamment Vitals, Heart Health Score, Daily Cardio Load et Fitness Index, toutes orientées vers l’analyse longitudinale des données biométriques. L’ambition dépasse la collecte passive de constantes. Samsung veut que ses montres formulent des recommandations personnalisées sur la récupération, l’intensité d’entraînement et la santé cardiovasculaire, avec davantage de calculs effectués localement grâce à la puissance accrue des nouveaux processeurs. La connectivité satellite, déjà présente sur l’Apple Watch Ultra et la Pixel Watch 4, figure également parmi les hypothèses pour l’Ultra 2.
L’absence totale de rumeurs autour d’une Galaxy Ring 2 mérite d’être relevée. Lancée à l’été 2024 dans l’effervescence du marché des bagues connectées, la Galaxy Ring n’a produit aucun successeur identifiable à ce stade. Samsung semble avoir recentré ses efforts sur la montre, terrain qu’il maîtrise et où la concurrence de Google (Pixel Watch) et d’Apple se durcit chaque année.
Toutes ces informations reposent encore sur des fuites de firmware, des dépôts réglementaires et des extrapolations industrielles, et Samsung n’a rien confirmé officiellement. Le rendez-vous est probablement fixé à juillet, lors du traditionnel Galaxy Unpacked estival, où le constructeur aime dévoiler ses wearables aux côtés de ses smartphones pliables. Reste à savoir si trois montres suffiront à convaincre un marché qui réclame avant tout ce que personne n’a encore livré de façon fiable, à savoir le suivi glycémique non invasif.

