Xiaomi a lancé les Mijia Smart Audio Glasses à 199 euros. Le constructeur chinois transforme un accessoire banal en objet connecté qui parle, écoute et enregistre.
Le modèle Titanium pèse 34 grammes avec verres inclus. C’est le plus léger de la série, grâce à des branches de 5 mm en plastique renforcé. Les verres filtrent 25 % de la lumière bleue et peuvent être remplacés par des verres correcteurs. Trois styles sont proposés dont un modèle pilote avec protection UV400.
Les lunettes intègrent des haut-parleurs logés dans les branches. L’expérience est dite « open-ear » selon Xiaomi, autrement dit le son flotte autour de l’oreille sans l’isoler du reste du monde. Quatre microphones captent la voix et les sons ambiants. L’utilisateur peut enregistrer un appel ou une conversation d’un geste long sur la branche.
Le dispositif est certifié IP54. Il résiste donc à la poussière et aux éclaboussures. « On peut marcher sous la pluie sans craindre pour l’électronique » assure un ingénieur du groupe. L’autonomie annoncée atteint 13 heures d’écoute. Une recharge complète prend environ une heure via un chargeur magnétique qui relie les deux branches en un port USB-C.
Les capteurs tactiles sont placés au milieu des branches. Ils réagissent sans délai et permettent de gérer la musique, les appels ou les enregistrements. Tout est pensé pour que le port reste confortable sur une journée entière.
La connectivité repose sur le Bluetooth 5.4 avec appairage simultané sur deux appareils. Les capteurs de port détectent le retrait des lunettes et mettent la lecture en pause automatiquement.
L’application Xiaomi Glasses sert à personnaliser les gestes et à gérer les enregistrements. Elle reste sobre, peut-être trop. « L’interface fait le minimum » confie un testeur, « mais elle a le mérite de ne pas noyer l’utilisateur sous les options ». Les notifications peuvent être lues à voix haute si l’on accorde les autorisations nécessaires.
Le design a été pensé pour séduire les porteurs de lunettes classiques. L’idée est de fusionner deux usages quotidiens. « Je porte des lunettes huit heures par jour, je n’ai plus besoin d’écouteurs » raconte un utilisateur pilote du programme Mijia. L’objet devient un compagnon de travail, de trajet, de visioconférence.
Le coffret comprend une pochette en simili cuir, un chiffon et le chargeur magnétique. L’ensemble évoque un produit premium, du moins dans la présentation. Xiaomi soigne la perception de qualité, consciente que le marché des lunettes connectées reste fragile.
Il y a dans ces Mijia Smart Audio Glasses une tentative de réconciliation entre technologie et confort. L’absence de caméra limite les fonctions mais évite les polémiques sur la vie privée. La prochaine génération intégrera probablement un capteur visuel, c’est en tout cas ce que laissent entendre plusieurs sources proches du projet.
C’est un objet de transition qui annonce peut-être la démocratisation des lunettes intelligentes.

