IGN a diffusé un peu plus de quinze minutes de gameplay capturées lors du Direct anniversaire, et ces images du remake d’Ocarina of Time propulsent le temple de 1998 dans une tout autre dimension visuelle et mécanique. La Switch 2 tient là son premier Zelda exclusif, attendu le 5 novembre 2026, pile dans la fenêtre de tir de GTA 6.
La forêt Kokiri a été entièrement reconstruite avec des sentiers de pierre, des escaliers moussus, des percées de lumière filtrant à travers la canopée, et l’ensemble se déploie désormais sans le moindre écran de chargement à l’intérieur des zones habitées. Le Grand Arbre Mojo surgit avec une verticalité écrasante que la Nintendo 64 ne pouvait qu’esquisser, tandis que la caméra, enfin totalement libre, orbite autour de Link comme dans n’importe quel action-RPG contemporain. On quitte le rail fixe de 1998 pour embrasser un cadrage façon Breath of the Wild.
Le Link enfant arbore une tunique ornée d’une plume et de perles, un redesign subtil qui n’efface rien de ses mimiques iconiques au repos. Le portefeuille démarre à 200 rubis (contre 99 dans l’original), les raccourcis sont remappables sur la croix directionnelle via une grille d’équipement repensée, et la visée gyroscopique en troisième personne se déclenche avec ZR. Eiji Aonuma, producteur historique de la série, a décrit le projet comme « une interprétation fidèle portée par les technologies modernes » lors du stream anniversaire des 40 ans de la franchise.
Le bouton X offre désormais un saut dédié, calqué sur le vocabulaire moteur de Tears of the Kingdom, et la nage gagne en vélocité grâce à une jauge d’endurance pour la plongée qui remplace l’ancien système binaire. Les animations de combat ont été accélérées, presque dansées… Le verrouillage Z-targeting reste intact, mais chaque coup de lame respire une fluidité que le framerate de la Switch 2 rend enfin possible. Les dialogues des PNJ ont été étoffés, les boutiques légèrement agrandies, et l’ensemble dégage une densité narrative que le cartridge original comprimait par nécessité.
Le système baptisé Threads of Time, fil conducteur optionnel, projette à l’écran la direction du prochain objectif pour les joueurs qui préfèrent ne jamais errer. L’autre trouvaille concerne l’ocarina lui-même, puisqu’il devient possible de fredonner les mélodies au lieu de les jouer via les boutons du pad. Nintendo hybride ici nostalgie et accessibilité avec une précision d’horloger.
Le remake sera proposé à 59,99 € en dématérialisé sur le Nintendo eShop, un tarif aligné sur le standard AAA de la Switch 2. Le tarif de la version physique reste à confirmer, surement à 69,99 € chez les revendeurs. Un second Direct diffusé aujourd’hui à 16 h en France, pendant 45 minutes doit détailler le reste du line-up de fin 2026, confirmant que Nintendo empilera les cartouches pour la période des fêtes. Ocarina of Time, vingt-huit ans après sa sortie originale, revient non pas en relique polie, mais en locomotive technique pour une console qui a encore beaucoup à prouver.

