Elon Musk affirme que son robot humanoïde Optimus surpassera les meilleurs chirurgiens du globe d’ici trois ans et la déclaration a fait l’effet d’un bistouri dans le débat sur l’intelligence artificielle médicale. Le patron de Tesla et de SpaceX a confié à l’ingénieur Peter Diamandis que la lenteur de la formation médicale et la fatigue humaine justifient l’arrivée d’une armée de robots capables d’opérer sans trembler. Il a ajouté que ces machines seraient produites à grande échelle et qu’elles deviendraient peut-être plus nombreuses que les chirurgiens en chair et en os.
Le projet Optimus a été dévoilé en 2022 et Musk prévoit sa commercialisation dans le courant de cette année 2026. L’homme d’affaires n’a aucun doute que la robotique médicale puisse combler la pénurie de praticiens et réduire les erreurs humaines.
Il a déjà loué les prouesses de Grok AI pour ses capacités d’analyse d’IRM et des radiographies en quelques secondes. Un patient norvégien a d’ailleurs raconté que l’IA de x.AI avait détecté une appendicite que les médecins prenaient pour un reflux gastrique. L’histoire a fait le tour des réseaux et a relancé la question de la fiabilité des diagnostics humains en comparaison de l’IA.
Les experts en santé publique se montrent évidemment beaucoup moins enthousiastes. Le bioéthicien Arthur Caplan de l’université de New York estime que « la promesse de Musk tient davantage du rêve que de la réalité des salles d’opération ». Il rappelle que la chirurgie robotisée progresse lentement et que la variabilité humaine rend la programmation d’un robot opérateur extrêmement difficile. Il souligne que certaines interventions relèvent de l’art chirurgical et que la comparaison des résultats prendra des années.
Les défenseurs de l’innovation rétorquent que l’automatisation a déjà fait ses preuves dans la radiologie et la pathologie. Les algorithmes identifient des anomalies que l’œil humain peut manquer et accélèrent les diagnostics. Les sceptiques rappellent que les voitures autonomes peinent encore à éviter les trottoirs et que la chirurgie exige une précision vitale.
Musk, fidèle à son goût pour la provocation, a même évoqué la création d’une « armée de robots » sous contrôle de Tesla, ce qui n’est pas sans laissé penser à Tony Stark dans Iron Man refusant de céder sa technologie aux Etats-Unis… pour ceux qui ont la ref. Le milliardaire entend donc bien garder la main sur ses machines et sur le récit qu’il construit.
Affabulateur ou visionnaire ? Les récentes démonstrations de robots humanoïdes, tels que le T-800 d’EngineAI ou Atlas de Boston Dynamics, semblent indiquer que l’avenir décrit par Musk est plus proche que jamais.

