Une séquence postée par Elon Musk a relancé l’intérêt autour d’Optimus, ce robot humanoïde que Tesla présente comme l’avenir de l’entreprise. Dans la courte vidéo, publiée sur X (anciennement Twitter), on découvre Optimus en plein entraînement de Kung Fu avec un coach. Le robot réagit, contre-attaque, anticipe. La gestuelle est encore un peu raide, certes, mais déjà impressionnante.
Elon Musk, fidèle à son goût pour les démonstrations spectaculaires, a partagé ces images en affirmant que le projet avance vite, très vite même. Selon les premières estimations, Optimus pourrait être disponible dès 2026 pour environ 18 999 dollars. Une annonce qui, à elle seule, a suffi à relancer le débat sur la faisabilité d’un robot humanoïde accessible, capable d’apprendre des arts martiaux et d’interagir avec un humain sans script prédéfini.
Quelques jours plus tôt, Marc Benioff, PDG de Salesforce, a diffusé une démonstration privée d’un Optimus doré, filmée à la première personne. L’échange est quelque peu surréaliste. A la question « que fais-tu », la machine répond tranquillement « Just chilling, ready to help ». Puis, après un moment d’hésitation, le robot se met en marche pour aller chercher un soda. Une lenteur que beaucoup ont commentée, certains moquant ses mouvements « maladroits », d’autres voyant dans ces imperfections la preuve d’un développement encore loin d’être abouti…
Benioff a qualifié ce moment de « révolution Agentforce », un tournant productif qui changerait tout. Il a aussi révélé que le prix pourrait grimper entre 200 000 et 500 000 dollars, bien au-dessus de l’estimation initiale de Musk. Un détail, peut-être, puisque l’ambition dépasse la simple commercialisation. Musk parie que 80 % de la valeur totale de Tesla reposera un jour sur Optimus. Il a même évoqué la possibilité que ce robot fasse de Tesla une entreprise valorisée à 25 000 milliards de dollars, loin devant les 1 000 milliards actuels.
L’écart entre la vision et la démonstration laisse perplexe. D’un côté, un robot qui apprend le Kung Fu et se défend face à un humain, de l’autre, un prototype qui avance avec prudence, presque maladroitement. C’est peut-être ce contraste qui nous fascine tant. Une machine encore hésitante, mais déjà symbole d’un futur où les humanoïdes prendront place dans nos foyers, nos usines, nos vies.
La démonstration de Kung Fu d’Optimus n’est peut-être qu’un exercice d’équilibre entre technologie et spectacle, mais elle a frappé fort. Tesla a déplacé son centre de gravité, quittant peu à peu la route des véhicules électriques pour s’orienter sur la voie plus incertaine de la robotique domestique et industrielle. Et si les premiers pas d’Optimus paraissent tremblants, Musk, lui, avance sans douter, persuadé que le combat du siècle s’engagera non pas sur les marchés automobiles, mais dans l’intelligence artificielle et la robotique.

