Motorola a publié le 28 août sur son compte X un teaser où l’on distingue un panneau arrière noir, matelassé, constellé de cristaux, et la marque autrichienne Swarovski n’a même pas besoin d’être nommée pour qu’on comprenne l’idée générale. Le Razr 70 Swarovski Edition sera dévoilé à l’IFA de Berlin début septembre, dans la droite ligne d’une collaboration inaugurée l’an dernier avec le Razr 60 et sa finition « Ice Melt » qui misait sur l’opulence.
Le fabricant détenu par Lenovo choisit cette fois un registre plus contenu, un noir texturé façon cuir capitonné où de petits éclats de cristal parsèment la moitié inférieure du dos et la zone sous l’écran externe, tandis qu’une pierre plus imposante trône sur la charnière comme un bouton de manchette égaré. Des images obtenues dès début août par The Mac Observer montraient déjà tout cela avec une précision qui laissait peu de place au suspense… et le teaser officiel a confirmé chaque détail presque au pixel près.
Sparkling brilliance ✨
Coming soon. #IFA2026 pic.twitter.com/DDtG9YgKUv
— motorola (@Moto) August 28, 2026
Le contenu de la boîte, lui aussi révélé par les fuites, inclut notamment une coque transparente (pour protéger le téléphone sans masquer les brillants), un câble USB-C et un adaptateur secteur de 33 W, soit légèrement au-dessus des 30 W annoncés pour le modèle standard. Sous les strass, la fiche technique reste celle du Razr 70 ordinaire, avec un écran interne OLED de 6,9 pouces, un écran externe de 3,63 pouces enroulé autour du double capteur photo, une batterie de 4 500 mAh, deux modules arrière de 50 MP et un capteur selfie de 32 MP.
Le prix n’a pas encore filtré, mais la précédente déclinaison cristalline du Razr s’affichait environ 100 € au-dessus du tarif de base fixé en France à 899 €, la version cristalline du Razr 60 s’affichant à 999 € l’an dernier, ce qui placerait cette édition au-delà du millier d’euros, un territoire où l’on paie autant la fibre optique du capteur que le prestige du minéral collé dessus. Motorola range d’ailleurs le tout dans sa « Brilliant Collection », programme dont le nom seul trahit l’ambition de transformer le téléphone pliant en accessoire de mode.
Peut-on vraiment reprocher à un constructeur de smartphone de jouer la carte du luxe quand le marché du pliable peine à convaincre au-delà des technophiles purs ? Motorola parie depuis deux ans sur cette stratégie de co-branding qui cible un public différent, celui qui regarde d’abord la texture d’un objet avant de comparer les benchmarks. L’IFA 2026, où les détails de disponibilité et de tarification seront officiellement communiqués, dira si le pari tient la route ou si les cristaux finissent par fondre dans l’indifférence du marché européen.

