« Avatar 3 De feu et de cendre » règne sur les écrans et James Cameron peut savourer son triomphe. Le film a engrangé 760 millions de dollars dans le monde dont 217,7 millions en Amérique du Nord et 542,7 millions à l’international. Le public a visiblement repris le chemin de Pandora avec un enthousiasme que peu de franchises peuvent encore susciter. Le repli de seulement 28 % la deuxième semaine après un démarrage à 89 millions traduit une tenue exemplaire et une fidélité du public que les studios envient.
Les marchés étrangers confirment la tendance avec des hausses inattendues en Europe et en Asie. L’Allemagne a progressé de 6 %, la Corée de 17 %, la France de 1 % et la Chine frôle déjà les 100 millions. Le film reste numéro un dans la quasi-totalité des territoires où il est sorti et s’offre même le luxe d’être la production hollywoodienne la plus rentable de l’année dans plusieurs pays. Les écrans Imax ajoutent 96 millions à la cagnotte mondiale et renforcent la réputation technologique du cinéaste.
Le phénomène Cameron repose sur une mécanique bien huilée. Chaque volet d’Avatar s’installe durablement dans les salles et transforme la période des fêtes en marathon visuel. Les précédents épisodes avaient dépassé les deux milliards et celui-ci pourrait suivre la même trajectoire. Le bouche à oreille reste solide et la concurrence peine à éroder la domination du film.
Le succès de « Fire and Ash » s’inscrit dans un marché global où Disney aligne les records. « Zootopia 2 » a franchi le cap du milliard à l’international et dépasse 1,42 milliard de recettes mondiales. Le duel interne entre les deux mastodontes du studio alimente les conversations des analystes et des exploitants. L’un incarne la prouesse technologique et l’autre la puissance de l’animation familiale.
Les observateurs notent que la combinaison de ces deux locomotives a permis de sauver la fin d’année cinématographique. Le box-office américain atteint 8,76 milliards de dollars et reste en deçà de 2019 mais la reprise paraît engagée. Paul Dergarabedian de Comscore a salué « une poussée de fin d’année très forte » grâce à Cameron et à la ménagerie de Disney.
Le réalisateur canadien, fidèle à sa réputation de perfectionniste, a livré un spectacle que la presse qualifie de « vertigineux ». Les effets visuels repoussent encore les limites du photoréalisme et la narration, plus sombre, aborde la survie et la transmission. Le public retrouve Jake Sully et Neytiri dans un conflit où la nature et le feu s’affrontent pour la domination de Pandora.
La franchise a désormais dépassé les six milliards cumulés et s’installe comme l’un des piliers de l’industrie mondiale. Cameron a promis que la saga continuerait tant que le public répondrait présent. Il est probable que « Fire and Ash » confirme ce pacte tacite entre le cinéaste et les spectateurs. En tout cas le box-office a parlé et Pandora n’a pas fini de brûler… pour renaître encore.

