Windows 12 a fait trembler la sphère tech en mars 2026 quand un papier de PCWorld a annoncé un lancement imminent du successeur de Windows 11. L’article, traduit d’un texte allemand de PC‑Welt, a été repris en boucle par des sites automatisés et des forums IA jusqu’à créer une illusion de certitude.
Le 4 mars, Zac Bowden de Windows Central a publié un démenti catégorique affirmant qu’aucun Windows 12 ne figurait dans la feuille de route de Microsoft pour 2026. L’année sera donc consacrée à la consolidation de Windows 11 avec un allègement de la surcharge IA, la restauration de la barre des tâches déplaçable et la correction des bugs les plus visibles.
PCWorld a reconnu son erreur dans une note éditoriale publique en expliquant que l’article initial ne respectait pas ses standards et qu’il s’agissait d’une traduction mal attribuée. Le texte a pourtant déjà été repris par des IA génératives qui l’ont reformulé, amplifié puis diffusé sur Reddit et AskWoody.
Hudson Valley et CorePC, deux noms de code cités comme preuves d’un futur Windows 12, renvoient en fait à des projets de 2023 absorbés dans Windows 11 24H2. Ces chantiers visaient une architecture modulaire et une meilleure adaptation aux PC ARM, mais aucun n’a débouché sur un produit commercial.
Microsoft concentre actuellement ses efforts sur la transition vers les PC Copilot+ équipés de processeurs capables d’atteindre quarante TOPS pour les calculs IA. L’entreprise veut rendre Windows 11 plus stable et mieux intégré aux usages IA sans créer de rupture de version.
Les rumeurs d’un Windows 12 payant ou soumis à abonnement reposent sur des extrapolations d’expérimentations internes. Aucune annonce officielle ne mentionne de modèle économique différent ni de configuration minimale spécifique.
Il est donc probable que le futur de Windows passe par une série de mises à jour successives plutôt que par un saut de génération. Microsoft a déjà prouvé sa capacité à remodeler son système sans changer de numéro, du moins tant que la marque Windows 11 reste capable d’incarner la modernité que Redmond veut afficher.

