699 dollars reviennent dans la rumeur sur la PS6, avec une facture de composants estimée à 760 dollars, ce qui donne déjà le ton d’une machine pensée au centime près et vendue, peut être, avec la vieille recette de la subvention.
Le détail qui pique, lui, tient en quatre mots. 1 To de SSD sans lecteur de disque. Sony viserait donc la coupe budgétaire la plus évidente, ce qui revient à demander au joueur de 2027 d’embrasser pour de bon le tout numérique pendant que les jeux, eux, ont appris depuis longtemps à peser comme des enclumes. Les collectionneurs apprécieront. Ou pas.
Kepler_L2, un leaker suivi de près sur les puces AMD, avance que ce choix pourrait être compensé par une compression neuronale des textures intégrée au SDK de la future console. L’idée n’a rien d’ésotérique. Des réseaux de neurones compactent les assets puis le GPU reconstruit à la volée, et les premiers gains évoqués donnent le vertige, jusqu’à sept fois mieux que le BC7 selon les tests cités. Un jeu de 150 Go tomberait alors autour de 21 ou 22 Go… autant dire que le SSD de 1 To cesserait soudain d’avoir l’air d’une plaisanterie.
La question n’est même plus de savoir si l’industrie veut tuer le disque. Elle l’a déjà bien entamé et la PS5 Digital avait servi d’aveu dès 2020. Les versions récentes de la gamme PlayStation ont d’ailleurs habitué le public à l’idée qu’un lecteur optique relève désormais du supplément, presque du caprice, pendant que le marché physique rétrécit et que les éditeurs regardent ailleurs, là où les marges respirent mieux.
Un autre levier circule aussi, notamment un brevet Sony autour d’un streaming à faible latence où la console garde l’exécutable en local puis télécharge les ressources au fil du jeu avant de les effacer. Le paquet de départ pourrait descendre à 100 Mo (oui, 100 Mo), ce qui ressemble à une promesse de prestidigitateur tant que l’infrastructure réelle n’a pas suivi. Une console qui télécharge ce dont elle a besoin et jette le reste ensuite, c’est élégant sur le papier et beaucoup moins dans un salon où la connexion tousse.
Le calendrier, lui, reste encore suspendu à la réalité industrielle. Une sortie fin 2027 circule et la pénurie liée à l’IA continue de tendre le prix de la mémoire et du stockage, ce genre de détail qui transforme très vite une ambition à 699 dollars en fantasme de présentation PowerPoint. Certains évoquent déjà les 1000 dollars pour la prochaine génération, ce qui ferait de la PS6 à 700 dollars une rare bonne blague dans une industrie qui n’en produit plus beaucoup.
Sony, au fond, dessine une machine cohérente avec son époque et assez méprisante avec ses nostalgies. Moins de matière, plus d’algorithmes, plus de dépendance au réseau, et la promesse que l’IA fera maigrir les jeux pour que le rabotage du matériel passe mieux. La PS6 pourrait donc arriver légère, dématérialisée et très sûre d’elle, exactement comme une note de frais qu’on essaie de faire passer pour une révolution.

