Trois ans et quelques mois après avoir déferlé sur PC, PlayStation et Xbox, Diablo 4 s’apprête enfin à poser ses griffes sur la Nintendo Switch 2, et la fuite qui vient de secouer la communauté ne laisse guère de place au doute. Le leaker billbil-kun, figure désormais légendaire du site Dealabs dont le taux de fiabilité confine à l’indécence, a dévoilé les contours d’un port attendu comme le messie par les possesseurs de la nouvelle console de Nintendo. Le hack’n’slash de Blizzard débarquerait au cours de la troisième semaine de septembre, soit le mardi 15, soit le vendredi 18, pour un tarif solidement ancré à 69,99 dollars, 69,99 euros et 62,99 livres sterling.
L’information, corroborée par deux organismes de classification distincts, vient confirmer des mois de spéculations alimentées par des apparitions sur plusieurs bases de données réglementaires. Et le calendrier tombe avec une précision quasi chirurgicale… BlizzCon 2026 se tient les 12 et 13 septembre au Convention Center d’Anaheim, offrant à Blizzard une rampe de lancement idéale pour un « shadowdrop » spectaculaire, une annonce suivie d’une mise en vente quasi immédiate. Avant cela, la Gamescom 2026 (du 26 au 30 août à Cologne, Opening Night Live dès le 25) pourrait très bien servir de premier coup de tonnerre officiel.
Le détail qui fait grincer des dents, et qui alimente déjà un débat volcanique sur les forums, concerne l’édition physique. Pas de cartouche Game Card dans la boîte, pas même de Game-Key Card. Juste un code de téléchargement glissé dans un emballage autrement vide. Pour quiconque espérait pouvoir revendre ou prêter son exemplaire, la douche est glaciale. Dans un contexte où Sony a récemment provoqué une tempête en annonçant l’abandon progressif du support physique d’ici 2028, cette pratique du « code-in-a-box » résonne comme un symptôme supplémentaire d’une industrie qui s’éloigne inexorablement du tangible. Peut-on encore parler d’édition « physique » quand la boîte ne contient qu’un bout de papier ?
Le prix de 69,99 € correspond au standard désormais bien installé des productions AAA sur la génération actuelle, et la question reste entière quant au contenu embarqué. L’extension Lord of Hatred, déployée en avril dernier et saluée par la communauté, sera-t-elle incluse dans le package, ou faudra-t-il débourser un supplément ? Billbil-kun n’a pas pu trancher ce point, et ni Blizzard ni Nintendo n’ont, à ce stade, daigné commenter la moindre rumeur.
Diablo 4 demeure pourtant un titre en pleine effervescence, porté par une base de joueurs fidèlement accrochée à ses saisons régulières (la quinzième est actuellement testée sur le PTR avec l’introduction des personnages Rebirth) et par des découvertes tardives qui continuent de fasciner, comme le fameux niveau secret de la vache, enfin mis au jour en mai dernier. La note de 9/10 attribuée par IGN au lancement, saluant un « endgame et un système de progression quasi parfaits », n’a fait que se bonifier avec le temps et les mises à jour successives.
L’arrivée d’un titre de ce calibre sur la Switch 2 représente bien davantage qu’un simple portage supplémentaire. Elle incarne la promesse que Nintendo a formulée en dévoilant sa nouvelle machine, celle d’une puissance enfin suffisante pour accueillir les blockbusters tiers sans compromis humiliant. Après des années où la première Switch regardait passer les trains des grosses productions avec ses limitations techniques, chaque annonce d’un AAA sur la Switch 2 alimente une fièvre collective. Et quand ce AAA s’appelle Diablo 4, un gouffre temporel capable d’engloutir des centaines d’heures entre donjons, builds et loot frénétique, l’excitation prend une dimension presque déraisonnable.
Reste à savoir si Blizzard choisira la grandiloquence de la Gamescom ou l’intimité de sa propre BlizzCon pour lever officiellement le voile, du moins si l’éditeur estime qu’il reste encore un voile à lever après une fuite aussi détaillée.

