Alerte maximale chez Marvel Studios. Depuis quelques heures, la filiale de Disney bombarde le réseau social X de demandes de retrait pour atteinte aux droits d’auteur afin d’endiguer la propagation de vidéos pirates. Les spectateurs n’ont pourtant aucun besoin de plisser les yeux devant des fichiers volés de basse qualité sur leur téléphone. Cette version longue intitulée Avengers: Endgame Extended tourne déjà dans les cinémas français depuis le mercredi 23 septembre, précédant de quarante-huit heures le public nord-américain. Le long-métrage de 2019 revient sur grand écran pour deux semaines exclusives en s’enrichissant d’environ quatre minutes inédites réparties sur quatre séquences distinctes. Cette manœuvre scénaristique prépare les esprits pour le choc du 16 décembre 2026 en France (deux jours avant la sortie américaine), dont les premières détonations grondent déjà dans la bande-annonce d’Avengers Doomsday.
Le premier segment remanie de fond en comble l’épilogue historique de Steve Rogers. Alors que le soldat savoure son ultime slow avec Peggy Carter au son d’un gramophone des années cinquante, des coups violents frappés à la porte brisent cette retraite amoureuse. Peggy ouvre le battant et tombe nez à nez avec Loki sanglé dans sa tenue de la TVA. Le dieu de la malice surgit pour extraire le couple vers une autre branche de la réalité temporelle. Ce coup de théâtre réconcilie enfin la divergence entre les réalisateurs et les scénaristes au sujet du voyage temporel de Captain America, tout en balayant son destin de vieillard solitaire assis sur un banc.
Faut-il craindre une collision cosmique généralisée ? Au milieu du générique de fin, une alerte maximale sème la panique dans les couloirs de la TVA. Mobius, Casey, Miss Minutes et Ouroboros scrutent avec effroi l’anéantissement en chaîne de milliers de réalités sur leurs écrans de contrôle. Leurs détecteurs repèrent la Terre-10005, le sanctuaire cinématographique des mutants de la 20th Century Fox, engagée dans un déluge de frappes balistiques contre un univers hostile pour retarder son effacement. Cette mécanique transpose la dynamique des incursions forgée dans les bandes dessinées et pose les jalons du futur reboot des X-Men attendu par les fans.
Un troisième fragment retrouve Bruce Banner cloîtré dans un bunker fortifié à trois kilomètres sous la surface terrestre. Traumatisé par la résurgence de ses pulsions destructrices à l’issue de Spider-Man: Brand New Day, le scientifique consigne ses travaux sur un stabilisateur gamma dans l’espoir de dompter le monstre. Des glyphes verdâtres s’allument subitement sur les dalles de béton. La silhouette imposante de Robert Downey Jr. franchit le portail pour camper Victor Von Doom en personne.
Le monarque de Latvérie annonce son intention de capturer le colosse de jade, provoquant un spasme de rage chez un Banner au bord de la métamorphose. Face à l’effervescence de ces révélations pirates, Tom Phillips (responsable des actualités chez IGN) a confirmé l’authenticité des enregistrements : « Nous avons examiné de multiples copies de ces scènes avant leur suppression pour valider formellement leur légitimité. »
L’ultime extrait dévoile l’intimité d’une forge plongée dans la pénombre. Les coups de masse réguliers résonnent avec une pesanteur métallique qui reprend le tempo du premier Iron Man de 2008. Ce clin d’œil acoustique sert désormais d’avertissement funeste au moment où le masque d’acier de Fatalis émerge de la braise. Tandis que l’engouement en préventes pour Doomsday affole les compteurs, les réalisateurs Joe et Anthony Russo supplient les spectateurs de garder le secret… afin que chacun ressente la déflagration dans l’obscurité d’une salle de cinéma.

