Sur Instagram, la jeune influenceuse controversée de seulement 18 ans a diffusé la capture d’écran sans trembler. Un chiffre s’affiche, 1 024 298,09 dollars, tiré tout droit du tableau de bord OnlyFans. Trois heures après avoir lancé son profil sur la plateforme pour adultes, Lil Tay affirme avoir franchi le seuil du million. Et elle insiste bien sur le timing dans une vidéo postée le 3 août, juste après ses 18 ans : “$1 million in a couple hours… look at me now.”
L’annonce a fait l’effet d’un uppercut sur les réseaux sociaux. Pas seulement pour l’ampleur des revenus, près de 500 000 dollars engrangés via les abonnements, autant à travers les messages privés, et un peu plus de 26 000 en pourboires, mais aussi pour ce que cela révèle d’un phénomène désormais récurrent : des jeunes influenceuses féminines qui investissent l’industrie adulte dès qu’elles atteignent l’âge légal.
Lil Tay, alias Tay Tian (et non Claire Hope comme certains sites l’ont relayé lors du canular autour de sa mort), a donc choisi d’ouvrir son OnlyFans juste après minuit le jour de ses 18 ans, selon ses propres mots. Elle précise que les premières images disponibles ont été captées à « 12h01 » le matin même. De quoi déclencher pas mal de crispation sur ces nouvelles habitudes.
« Not bad for 3 hours », écrit-elle en légende. « We broke the fuck out of that onlyfans record ». Fidèle à son style provoc’, sans filtre ni retenue.

Celle qui s’était autoproclamée “plus jeune flexeuse du siècle” à neuf ans n’a jamais vraiment quitté la logique du choc médiatique. Devenue célèbre en criant des insultes face caméra et en exhibant montres et liasses de billets sur Instagram, elle avait rapidement collaboré avec des figures tout aussi controversées comme Bhad Bhabie ou Jake Paul. À peine revenue sur la scène publique après un faux avis de décès publié sur ses réseaux en août dernier , une affaire encore floue que sa famille n’a jamais vraiment clarifiée , voilà que Lil Tay surgit dans une nouvelle polémique.
Et justement, c’est là que ça coince pour bon nombre d’internautes. Sur X (anciennement Twitter), plusieurs voix ont mis en doute non seulement la véracité de ces gains vertigineux mais surtout leurs implications culturelles. Plusieurs messages ont souligné les parallèles troublants avec Bhad Bhabie, autre enfant star devenue adulte sous projecteurs et entrée sur OnlyFans dès sa majorité atteinte. Elle aussi avait prétendu avoir encaissé un million dans les heures suivant sa mise en ligne.
Un tweet résume ce sentiment partagé par beaucoup : « Lil Tay joins Bhad Bhabie as the second person to not give life a chance ». D’autres dénoncent directement un cycle malsain où certaines adolescentes ultra-médiatisées se retrouvent précocement sexualisées puis monétisées presque instantanément à leur majorité, alimentant une mécanique dont certains hommes semblent être les premiers bénéficiaires silencieux.
Mais tout le débat ne tourne pas uniquement autour du contenu explicite supposé ou réel proposé par Lil Tay via OnlyFans (ce point reste volontairement flou dans ses publications). Il touche aussi à la question du consentement marchandisé , ou comment devenir un produit rentable au moment précis où cela devient juridiquement possible.
Pour certains fans, c’est au contraire un exemple flamboyant d’émancipation économique, une stratégie marketing calibrée pile entre business model agressif et storytelling viral parfaitement rodé depuis près d’une décennie maintenant.

