Le Galaxy S27 Ultra, attendu au premier trimestre 2027, pourrait bien abandonner l’un de ses téléobjectifs pour ne conserver qu’un unique zoom périscopique 5x, selon plusieurs fuites convergentes qui agitent la sphère des leakers depuis plusieurs semaines. Un choix qui, s’il se confirme, marquerait une rupture franche avec la philosophie « tout-optique » des modèles Ultra depuis le Galaxy S21, et qui intervient au moment même où Apple affûte ses propres ambitions en matière de téléphoto sur l’iPhone 18 Pro.
Le leaker Ice Universe, voix parmi les plus écoutées de l’écosystème Samsung, a réaffirmé sans détour que le prochain flagship coréen ne disposerait pas d’un second téléobjectif. Exit donc le module 3x 10 mégapixels recyclé génération après génération, ce vétéran que les power users traînaient comme un boulet depuis le S21 Ultra. La configuration retenue s’articulerait autour d’un trio de capteurs, avec un module principal de 200 mégapixels (le nouveau ISOCELL HP6), un ultra grand-angle de 50 mégapixels et un périscopique 5x de 50 mégapixels. Le zoom intermédiaire 3x serait désormais entièrement confié au recadrage dans le capteur principal, dopé par un traitement logiciel que Samsung promet « plus agressif » et assisté par l’intelligence artificielle.
Un rendu publié fin juillet 2026 sur X par le compte @TheGalox_ a pourtant semé la confusion en affichant quatre capteurs arrière, dont deux téléobjectifs, sur ce qui prétendait être le S27 Ultra. La réaction des experts a été immédiate et cinglante. Ice Universe a contredit ce visuel, et la presse sud-coréenne ainsi que plusieurs sources issues de la chaîne d’approvisionnement ont confirmé la trajectoire inverse. Ce rendu, apparu à plus de six mois du lancement, ressemble davantage à un concept qu’à une fuite crédible.
Samsung chercherait en réalité à libérer de l’espace à l’intérieur du châssis, et la suppression d’un module optique ouvre des perspectives très concrètes sur un autre front… celui de la batterie. Le même rendu contesté évoquait une capacité de 5 700 mAh en technologie silicium-carbone, un bond spectaculaire quand on sait que la gamme Ultra stagne obstinément à 5 000 mAh depuis le Galaxy S20 Ultra, soit sept générations d’immobilisme énergétique. Les estimations les plus prudentes tablent plutôt sur une fourchette comprise entre 5 200 et 5 500 mAh, tandis que certaines fuites relayées par PhoneArena et SamMobile évoquent une capacité flirtant avec les 6 000 mAh. La chimie silicium-carbone, qui permet de stocker davantage d’énergie dans un volume réduit, rendrait ce saut techniquement plausible.
Deux autres améliorations gravitent autour de ce futur flagship dont la recharge magnétique Qi2 native qui ferait enfin son apparition, Samsung profitant d’un redesign du dos (une barre photo horizontale plus large) pour intégrer un anneau magnétique compatible avec l’écosystème d’accessoires tiers. Le fameux « wobble », ce balancement agaçant du téléphone posé à plat sur une table à cause du bloc photo proéminent du S26 Ultra, serait par ailleurs corrigé grâce à cette nouvelle disposition symétrique des capteurs.
Mais peut-on vraiment compenser la perte d’un objectif dédié par de l’algorithmique et du recadrage, aussi sophistiqués soient-ils ? Samsung semble parier que oui, en s’inspirant d’une tendance déjà bien installée chez les constructeurs chinois (Xiaomi, Oppo, vivo) qui privilégient depuis deux ans des capteurs géants ultra-polyvalents plutôt que la multiplication des modules spécialisés. L’idée est séduisante sur le papier, et un capteur de 200 mégapixels offre effectivement une marge de recadrage considérable. La question reste de savoir si le rendu à 3x par crop numérique égalera, du moins en conditions réelles de faible luminosité, ce que produisait un objectif optique dédié.
Le Galaxy S27 Ultra ne sera pas dévoilé avant un événement Unpacked prévu en janvier ou février 2027, et les prototypes évoluent encore à ce stade. Samsung a toutefois déjà posé les termes d’un débat qui va structurer toute la conversation autour des flagships 2027 : faut-il empiler les objectifs ou concentrer l’intelligence dans le capteur et le logiciel ? La réponse du marché, elle, ne tombera qu’au moment où les premiers utilisateurs braqueront leur unique téléobjectif sur un sujet lointain, en espérant que l’IA tienne ses promesses.

