Le 2 octobre prochain, les premiers joueurs pourront se lancer dans la bêta multijoueur de Call of Duty Black Ops 7. L’accès anticipé concerne ceux ayant précommandé le jeu ou disposant d’un abonnement spécifique au Game Pass. Pour tous les autres, l’ouverture sera pour le 5 octobre. Et même si Activision n’a pas encore dévoilé tous les détails concernant les cartes et modes inclus dans ce test, les attentes sont déjà alimentées par un changement de cap assumé.
Développé par Treyarch et Raven Software, Black Ops 7 prend place en 2035. Pas si lointain, mais suffisamment pour que la franchise s’autorise une dose de surréalisme technologique et narratif. Le ton est donné dès les premières images. Une machette géante tombant du ciel, des structures hallucinées, des ennemis issus d’un délire psychotrope, et une campagne co-op jouable à quatre. Le jeu s’éloigne encore des bases militaires classiques pour s’aventurer sur des terrains conceptuels inédits, inspirés par des figures comme Scarecrow de Batman Arkham.
Le mode campagne, justement, subit deux mutations importantes. D’abord, il est entièrement coopératif, chaque joueur incarnant un membre de l’escouade SEAL Team Six, dont Mike Harper, déjà croisé dans Black Ops 2, désormais modélisé à l’image de Michael Rooker. Ensuite, un endgame inédit fait son apparition, baptisé Avalon. Il s’agit d’une zone ouverte, conçue pour la rejouabilité, où l’on progresse en débloquant des secteurs de plus en plus périlleux. Pas d’extraction, pas de boucles de loot, juste un objectif : survivre. Et si l’escouade est anéantie, tout est perdu pour ce personnage. Une mécanique inspirée des raids de Destiny, mais retravaillée dans un esprit Call of Duty.
Côté gameplay, Black Ops 7 introduit plusieurs outils de mobilité, comme le Mega Jump ou le grappin, tout en intégrant un système de wall-jumping, extension directe de l’Omnimovement déjà présent dans Black Ops 6. Ces ajouts, sans tomber dans l’exubérance d’Infinite Warfare, rappellent certains éléments de Titanfall 2. Ce qui donnera un champ de bataille verticalisé, mais encore ancré dans un réalisme stylisé.
Le multijoueur, lui, s’annonce dense. Seize cartes seront disponibles au lancement, dont treize inédites. Une nouvelle arme, le fusil à pompe Echo 12 à canon rotatif, s’ajoute à une liste d’une trentaine d’équipements. Parmi les nouveautés, le mode Skirmish qui permet une confrontation à 20 contre 20 dans des arènes hybrides, inspirées à la fois de Fireteam, de DMZ et de Warzone. Le concept est ambitieux, mais la réception reste incertaine. Call of Duty a rarement brillé sur les modes à grande échelle, et face à un Battlefield 6 qui pourrait signer son retour en force, la comparaison risque d’être rude.
Des ajustements nombreux touchent aussi les mécaniques de jeu comme le retour des séries d’éliminations en boucle sous forme d’atout, la suppression de la visée en glissant ou en sautant, nouvelles possibilités de personnalisation avec le prestige individuel des armes, et un système « Overlock » qui renforce les capacités des équipements utilisés fréquemment. Même le système de progression a été repensé pour que les différentes composantes du jeu soient interconnectées. En effet le mode campagne rapporte désormais de l’XP pour le battle pass, et certaines camouflages exclusifs sont à débloquer uniquement dans l’endgame.
Quant au mode Zombies, il reste encore mystérieux. Il se déroulera entièrement dans la dimension du Dark Aether et mettra en scène l’équipe originelle face à des menaces toujours plus grotesques. Peu montré pour l’instant, il a tout de même confirmé le retour du mini-jeu Dead Ops Arcade, en vue du dessus et au gameplay twin-stick.
Black Ops 7 sera disponible le 14 novembre 2025. Et au vu de l’ampleur du projet, difficile de parler de paresse créative. Treyarch et Raven ont commencé à travailler sur ce titre dès la fin de Black Ops 6, ce qui a permis une production en profondeur. Le résultat, lui, reste encore à juger manette en main. La bêta d’octobre en dira sans doute un peu plus.

