Battlefield 6 devient gratuit du 17 au 24 mars et l’opération intervient à peine une semaine après une vague de licenciements chez EA. Le calendrier suscite des interrogations car la franchise a vendu plus de 7 millions d’exemplaires en trois jours lors de son lancement en octobre 2025 mais ne rassemble plus que 45 à 50 000 joueurs simultanés sur Steam contre 750 000 à son pic.
EA a donc choisi d’ouvrir les serveurs à tous pendant sept jours complets avec trois playlists principales dont Nightfall, All-Out Warfare et Casual Breakthrough. Le mode Nightfall se déroule dans l’obscurité et oblige les escouades à s’équiper de lunettes de vision nocturne tandis que All-Out Warfare regroupe Conquest, Breakthrough et Escalation sur quatre cartes issues des saisons 1 et 2. Casual Breakthrough accueille seize joueurs humains épaulés par trente-deux bots et permet de progresser sans pression.
Les studios Criterion, Dice, Ripple Effect et Motive ont été touchés par les licenciements que l’éditeur justifie par une volonté de « mieux aligner les équipes sur les attentes de la communauté ». L’expression a fait bondir les forums où les vétérans rappellent que les cartes sont jugées trop petites et que l’absence de serveurs dédiés bride la liberté des clans.
Sur Steam les évaluations sont désormais « mitigées » et les critiques pointent un manque de contenu durable. Un joueur écrit « je veux aimer ce jeu mais il faut arrêter les événements temporaires ». Le Battle Pass et les cosmétiques soupçonnés d’être générés par IA alimentent la lassitude.
Il est probable que la semaine gratuite serve à mesurer la capacité du titre à regagner du terrain sur des concurrents comme Delta Force qui affiche actuellement trois fois plus de joueurs connectés. EA espère sans doute que le bouche‑à‑oreille relancera la machine mais la communauté réclame surtout de vastes champs de bataille comparables à ceux de Battlefield 1.
La manœuvre ressemble à un test grandeur nature pour jauger la survie d’un géant vidéoludique qui vacille sur ses propres bases.

